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Portrait de Jacques-Louis DAVID
Arts & création

Jacques-Louis DAVID

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Peintre néo-classique.

Premier Peintre de l'Empire, il avait voté la mort du roi à la Convention : la loi de 1816 qui interdisait le séjour en France aux régicides l'envoya mourir en exil à Bruxelles. Paris refusa son corps, et son fils Eugène n'en rapporta que le cœur.

EmplacementAvenue Latérale Nord, 1ʳᵉ ligne
Division56
Dates1748 – 1825

L'histoire

Jacques-Louis David naît à Paris le 30 août 1748 et obtient le Prix de Rome en 1774, à sa quatrième tentative. Le néoclassicisme qu'il impose — « Le Serment des Horaces », « Les Sabines » — fait de lui le peintre le plus influent d'Europe avant même la Révolution.

Député à la Convention en 1792, il vote la mort du roi, siège au Comité de sûreté générale et signe des centaines d'ordres d'arrestation. Il peint en 1793 « Marat assassiné », icône politique autant que tableau. Emprisonné après Thermidor, il est libéré grâce à ses élèves.

Il rencontre Bonaparte en 1797 et devient en 1804 Premier Peintre de l'Empire. « Le Sacre de Napoléon » lui coûte trois années de travail ; il achève « Léonidas aux Thermopyles » en 1814.

La loi du 12 janvier 1816 interdit le séjour en France aux régicides : David part pour Bruxelles. Il y peint encore, notamment « Mars désarmé par Vénus » en 1824, une toile de trois mètres sans commanditaire.

Il meurt rue Léopold le 29 décembre 1825. Quatre mille personnes suivent ses obsèques à Bruxelles, mais Paris refuse le corps. Son fils Eugène rapporte alors son cœur, déposé en division 56 près de sa femme. Béranger résuma l'affaire : « Quoi ! l'on repousse son cercueil et l'on hérite de sa gloire. »

La sépulture

Ce n'est pas une tombe mais un carditaphe : seul le cœur du peintre y a été déposé, rapporté de Bruxelles par son fils Eugène. L'inscription ne cache rien : « À la mémoire de Jacques Louis David, peintre français, décédé en exil le 29 Xbre 1825. Son cœur est déposé dans ce caveau, près du corps de son épouse, compagne de ses malheurs. » Un médaillon de bronze signé Charles Normand et daté de 1829 l'accompagne. Le caveau abrite aussi ses deux fils, sa fille Laure Émilie et son gendre le lieutenant général Meunier. Le corps, lui, est resté en Belgique : les obsèques de 1825 réunirent quatre mille personnes à Bruxelles, et il repose au cimetière d'Évere depuis 1882.

Sur place, ne manquez pas

L'inscription du carditaphe, qui dit tout en trois lignes : le cœur, l'exil, et l'épouse « compagne de ses malheurs ».

Les questions des visiteurs

Jacques-Louis David est-il enterré au Père-Lachaise ?

Seulement son cœur. Mort en exil à Bruxelles en 1825, son corps y est resté — au cimetière d'Évere depuis 1882 — la France ayant refusé le rapatriement. Son fils Eugène rapporta le cœur, déposé en division 56.

François-Adrien Boieldieu

Pourquoi est-il mort en exil ?

Parce qu'il avait voté la mort de Louis XVI comme député à la Convention. La loi du 12 janvier 1816 interdisait le séjour en France aux régicides : il partit pour Bruxelles, où il continua de peindre jusqu'à sa mort.

Cambacérès

Qu'est-il gravé sur son carditaphe ?

« À la mémoire de Jacques Louis David, peintre français, décédé en exil le 29 Xbre 1825. Son cœur est déposé dans ce caveau, près du corps de son épouse, compagne de ses malheurs. » L'exil y est nommé.

Vincenzo Bellini

Quels sont ses tableaux les plus connus ?

« Le Sacre de Napoléon » et « Les Sabines », au Louvre, « Marat assassiné », « Le Serment des Horaces », « Madame Récamier » — et « Léonidas aux Thermopyles », achevé en 1814, deux ans avant son départ pour Bruxelles.

Thomas Couture

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