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Portrait de DAVID D'ANGERS
Arts & création

DAVID D'ANGERS

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Sculpteur.

David d'Angers monte à Paris avec quarante-cinq francs que sa mère et ses sœurs ont rassemblés, et cinquante que lui prête son maître. Grand prix de Rome en 1811, il livre le fronton du Panthéon en 1837, où la Patrie tend des couronnes à ses grands hommes. Ce cimetière lui doit une part de sa figure : des dizaines de médaillons, et le tombeau du général Foy. Deux mots sont gravés sur le sien.

EmplacementChemin Camille Jordan, 3ᵉ ligne
Division39
Dates1788 – 1856

L'histoire

Pierre-Jean David naît à Angers le 12 mars 1788. Il part pour Paris avec quarante-cinq francs réunis par sa mère et ses sœurs, et cinquante prêtés par son maître Delusse. Il sculpte des ornements à l'arc du Carrousel puis au Louvre, obtient une médaille en 1809, et le peintre Louis David le prend sous sa protection.

Grand prix de Rome en 1811 avec une « Mort d'Épaminondas », il découvre à Rome Michel-Ange et Raphaël, passe par Londres où il travaille au monument de Wellington, et rentre à Paris en 1818 pour la statue du Grand Condé.

Membre de l'Institut en 1826, professeur à l'École de peinture et de sculpture, il livre en 1837 le fronton du Panthéon de Paris — son chef-d'œuvre, où la Patrie distribue des couronnes aux grands hommes.

Le Père-Lachaise lui doit une part de son visage. Le tombeau du général Foy, où l'on reconnaît les célébrités du convoi funèbre, est de lui ; le buste d'Arago en division 4 aussi ; et des dizaines de médaillons de bronze sur les tombes du cimetière.

Élu représentant du peuple par le Maine-et-Loire en 1848, il part pour la Grèce en 1852 et en revient la santé déclinante. Il meurt à Paris le 5 janvier 1856 et repose en division 39. Angers conserve dans l'abbaye Toussaint vingt-trois statues monumentales, quarante-quatre bustes et une centaine de ses médaillons.

La sépulture

Le tombeau a été conçu par l'architecte Charles Édouard Isabelle, et son inscription tient en deux mots : « DAVID d'ANGERS ». Ni prénom, ni dates, ni titres — et surtout aucun portrait. Le sculpteur qui a laissé au Père-Lachaise le tombeau du général Foy, le buste d'Arago et des dizaines de médaillons de bronze sur les tombes voisines, celui dont le métier était de fixer les visages, n'a pas voulu du sien sur sa propre pierre.

Sur place, ne manquez pas

Deux mots gravés, « DAVID d'ANGERS », sur la tombe de l'homme qui a donné son visage à la moitié du cimetière.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de David d'Angers ?

En division 39, chemin Camille-Jordan, troisième ligne — la même allée que Cambacérès, et la division de l'abbé Sicard. Le tombeau est de l'architecte Charles Édouard Isabelle et ne porte que deux mots.

Cambacérès

Quelles œuvres de David d'Angers voir au Père-Lachaise ?

Le tombeau du général Foy en division 28, son plus grand ensemble ici, où l'on reconnaît les célébrités du convoi funèbre ; le buste de François Arago en division 4 ; et des dizaines de médaillons de bronze sur les tombes du cimetière.

Le général Foy

Qu'a-t-il sculpté au Panthéon ?

Le fronton, livré en 1837 : la Patrie y distribue des couronnes aux grands hommes, savants et soldats mêlés. C'est son chef-d'œuvre, et l'une des sculptures publiques les plus vues de Paris.

Albert Bartholomé

Y a-t-il un portrait de lui sur sa tombe ?

Aucun, et c'est le paradoxe de cette tombe : le sculpteur qui a portraituré la moitié des grands hommes de son siècle repose sous une pierre où ne sont gravés que deux mots, « David d'Angers », sans dates ni titres.

Ferdinand Barbedienne

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