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Portrait de Théodore BALLU
Arts & création

Théodore BALLU

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Architecte.

Théodore Ballu, grand prix de Rome en 1840, restaura la tour Saint-Jacques et dressa pour Saint-Germain-l'Auxerrois un beffroi dont l'ossature de fer disparaît entièrement sous la pierre. Chargé ensuite de toutes les églises de la Ville, il éleva la Trinité, Saint-Ambroise, Saint-Joseph. En 1873, il gagna le concours ouvert pour rebâtir l'Hôtel de Ville, que la Commune avait laissé en cendres.

EmplacementChemin Serré, 2ᵉ ligne
Division74
Dates1817 – 1885

L'histoire

Né à Paris le 8 juin 1817, Ballu entre en 1835 à l'École royale des beaux-arts dans l'atelier de Louis Hippolyte Lebas. Grand prix de Rome en 1840 avec un projet de palais pour la Chambre des pairs, il est pensionnaire de la Villa Médicis de 1841 à 1845 et y travaille sur Pompéi et sur l'Érechthéion d'Athènes.

Il devient en 1853 architecte en chef de Sainte-Clotilde, restaure la tour Saint-Jacques de 1854 à 1858, puis élève le beffroi de Saint-Germain-l'Auxerrois — une structure de fer entièrement dissimulée sous la pierre.

Architecte en chef des édifices cultuels de la Ville de Paris en 1860, il bâtit l'église de la Trinité de 1861 à 1867, Saint-Ambroise de 1863 à 1869, Saint-Joseph de 1866 à 1875, et l'église Saint-Denis d'Argenteuil. Il entre à l'Académie des beaux-arts en 1872.

En 1873, il remporte avec Édouard Deperthes le concours de reconstruction de l'Hôtel de Ville, incendié pendant la Commune, et dirige le chantier jusqu'à sa mort. En 1874, il succède à Viollet-le-Duc démissionnaire comme inspecteur général des édifices diocésains.

Il meurt à Paris le 22 mai 1885, à soixante-sept ans, l'Hôtel de Ville inachevé. Il repose en division 74 avec son gendre, le sculpteur Antoine Idrac, mort à trente-cinq ans, et son fils Albert Ballu, architecte en chef des Monuments historiques, mort en 1939.

La sépulture

Un petit temple funéraire à deux colonnes ioniques finement gravées, avec une mosaïque au fronton figurant une croix parmi des fleurs, un sablier ailé et une couronne mortuaire en bas-relief. Le profil de l'architecte est porté par un médaillon de bronze signé Daniel Dupuis, au monogramme DD enlacé. L'inscription énumère ses chantiers comme une liste de titres : « architecte en chef de l'Hôtel de Ville 1872-1885, et des églises de la Trinité, Saint-Ambroise, Saint-Joseph, Argenteuil, temple de la rue d'Astorg ». La tombe abrite aussi son beau-père, le sculpteur Antoine Idrac, et son fils Albert, architecte comme lui.

Sur place, ne manquez pas

Les colonnes ioniques gravées, la mosaïque du fronton, et sur les flancs le sablier ailé et la couronne mortuaire.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Théodore Ballu ?

En division 74, chemin Serré, deuxième ligne, dans la partie haute du cimetière. Le monument prend la forme d'un petit temple à deux colonnes ioniques finement gravées, avec une mosaïque au fronton.

Albert Bartholomé

Quels monuments Théodore Ballu a-t-il construits ?

L'église de la Trinité, Saint-Ambroise, Saint-Joseph, l'église Saint-Denis d'Argenteuil, le beffroi de Saint-Germain-l'Auxerrois, la restauration de la tour Saint-Jacques, et le nouvel Hôtel de Ville de Paris à partir de 1873.

Antoine-Louis Barye

A-t-il dessiné sa propre tombe ?

Rien ne l'atteste : le monument est un temple à l'antique, mais le médaillon de bronze qui porte son profil est signé du sculpteur Daniel Dupuis, au monogramme DD enlacé, et la mosaïque du fronton n'est pas attribuée.

Paul Baudry

Qui repose avec lui en division 74 ?

Son beau-père, le sculpteur Antoine Idrac, grand prix de Rome mort à trente-cinq ans en 1884 ; son beau-frère le météorologue Pierre Idrac ; et son fils Albert Ballu, architecte en chef des Monuments historiques, mort en 1939 à quatre-vingt-dix ans.

Jean-Adolphe Beauce

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