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Portrait de François-Adrien BOIELDIEU
Musique classique

François-Adrien BOIELDIEU

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Compositeur.

Compositeur de la cour du tsar Alexandre, il fit entrer le fantastique à l'opéra-comique avec « La Dame blanche » en 1825. Un cancer du larynx lui ôta la parole. À son tombeau, élevé par souscription nationale, il manque le cœur du musicien, déposé en 1834 dans un carditaphe à Rouen.

EmplacementChemin Méhul, 5ᵉ ligne
Division11
Dates1775 – 1834

L'histoire

François Adrien Boieldieu naît à Rouen le 16 décembre 1775, fils d'un secrétaire de l'archevêché. Son premier opéra, « La Fille coupable », sur un livret de son père, est donné au Théâtre des Arts de Rouen le 2 novembre 1793.

« Le Calife de Bagdad » le consacre à Paris en 1800. De 1803 à 1810, il est compositeur de la cour du tsar Alexandre à Saint-Pétersbourg, où il écrit neuf opéras, avant de succéder à Méhul à l'Académie des beaux-arts en 1817.

« La Dame blanche », en 1825, est son chef-d'œuvre et une première : le fantastique entre à l'opéra-comique, avec ses châteaux écossais et ses apparitions. « Les Deux Nuits », en 1829, sera admirée par Wagner.

Un cancer du larynx lui ôte la parole ; Thiers lui fait accorder une pension de six mille francs. Il meurt à Varennes-Jarcy le 8 octobre 1834.

Une souscription nationale lui élève au Père-Lachaise un tombeau que la Ville de Paris entretient. Mais le 13 novembre 1834, son cœur est déposé séparément à Rouen, dans un carditaphe du cimetière monumental : le compositeur est partagé entre deux villes, comme il l'avait été entre deux carrières.

La sépulture

Le tombeau a été élevé par souscription nationale — l'inscription le dit — et la Ville de Paris l'entretient. Il est orné d'un portrait posé sur des lauriers, d'une lyre et d'un rouleau de partition, sans nom de sculpteur. Les titres de ses ouvrages couvrent la pierre. Il manque pourtant quelque chose à cette sépulture : le cœur du compositeur, déposé le 13 novembre 1834 dans un carditaphe du cimetière monumental de Rouen. La ville natale a gardé l'organe, la capitale a gardé le corps.

Sur place, ne manquez pas

Le portrait sur lauriers, la lyre et le rouleau de partition, puis la liste de ses opéras gravée sous la mention de la souscription nationale.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Boieldieu ?

En division 11, chemin Méhul, cinquième ligne — la division de Chopin, de Cherubini et du cénotaphe de Bellini. Le tombeau est orné d'un portrait sur lauriers, d'une lyre et d'un rouleau de partition.

Luigi Cherubini

Où est le cœur de Boieldieu ?

À Rouen, sa ville natale, dans un carditaphe du cimetière monumental, où il a été déposé le 13 novembre 1834, cinq semaines après sa mort. Son corps, lui, repose au Père-Lachaise en division 11.

Vincenzo Bellini

Quel est son opéra le plus célèbre ?

« La Dame blanche », créée en 1825 : le premier opéra-comique français à faire une place au fantastique, avec un château écossais et une apparition. « Les Deux Nuits », en 1829, fut admirée par Wagner.

Georges Bizet

Qui a payé son tombeau ?

Une souscription nationale, comme l'indique l'inscription : « élevé à sa mémoire par une souscription nationale ». La Ville de Paris en assure depuis l'entretien, et la pierre énumère les titres de ses ouvrages.

Frédéric Chopin

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