
Ponce gravait et écrivait, deux occupations qui marchaient de pair au temps où l'estampe faisait circuler les images comme les idées. Une vingtaine d'académies de province l'avaient reçu, de Rouen à Bastia. François Dumont fit son portrait en miniature, aujourd'hui au Louvre. Sa veuve le rejoignit quatorze mois plus tard, morte, dit la formule ancienne, dans sa quatre-vingt-huitième année.
L'histoire
Le graveur Nicolas Ponce avait été reçu par une vingtaine d'académies : Rouen, Châlons, Parme, Anvers, Orléans, Amiens, La Rochelle, Dijon, Lyon, Troyes, Nancy, Metz, Le Mans, Marseille, Douai, Bastia, Bourg — sans compter l'Athénée des Arts et la Société philotechnique de Paris.
Né à Paris le 12 mars 1746, Nicolas Ponce était graveur et homme de lettres : les deux métiers allaient ensemble à une époque où l'estampe faisait voyager les images et les idées. Correspondant de l'Institut, chevalier de la Légion d'honneur, il eut son portrait peint en miniature par François Dumont — la pièce est aujourd'hui au Louvre, au département des Arts graphiques.
Il meurt à Paris le 21 mars 1831, à quatre-vingt-cinq ans. Sa veuve Marguerite Héméry le rejoint quatorze mois plus tard, le 25 mai 1832, « dans sa 88ᵉ année », dit la pierre — formule ancienne qui donne l'âge plutôt que la date de naissance.
L'inscription le dit « graveur, homme de lettres, chevalier de la légion d'honneur, membre correspondant de l'Institut », et s'arrête là. Des vingt académies, rien ; de la miniature du Louvre, rien non plus.
La sépulture
Une inscription à deux volets, dont la seconde partie donne l'âge à l'ancienne : « Ici reposent, Nicolas PONCE, graveur, homme de lettres, chevalier de la légion d'honneur, membre correspondant de l'Institut, né le 12 mars 1746, décédé le 21 mars 1831. Marguerite HEMERY, Vve PONCE, décédée le 25 mai 1832, dans sa 88ᵉ année. » Sa veuve lui a survécu quatorze mois. Rien des vingt académies dont il était membre, ni du portrait en miniature que François Dumont avait fait de lui et que conserve le Louvre.
Sur place, ne manquez pas
L'inscription le dit « graveur, homme de lettres, chevalier de la légion d'honneur, membre correspondant de l'Institut », et donne l'âge de sa veuve à l'ancienne : « dans sa 88ᵉ année ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Nicolas Ponce ?
En division 35, avenue des Acacias, sixième ligne. L'inscription le dit « graveur, homme de lettres, chevalier de la légion d'honneur, membre correspondant de l'Institut », et nomme sa veuve Marguerite Héméry.
Antonio FranconiOù voir son portrait ?
Au musée du Louvre, département des Arts graphiques : une miniature de François Dumont. C'est le seul portrait connu du graveur, dont la tombe ne porte quant à elle ni buste ni médaillon, mais seulement une inscription.
Charles PercierÀ quelles académies appartenait-il ?
À une vingtaine — Rouen, Châlons, Parme, Anvers, Orléans, Amiens, La Rochelle, Dijon, Lyon, Troyes, Nancy, Metz, Le Mans, Marseille, Douai, Bastia, Bourg —, sans compter l'Athénée des Arts et la Société philotechnique de Paris.
Gustave DoréQui repose avec lui ?
Sa veuve, « Marguerite HEMERY, Vve PONCE », morte le 25 mai 1832 « dans sa 88ᵉ année » — formule ancienne qui donne l'âge plutôt que la date de naissance. Elle lui a survécu quatorze mois, et la pierre les réunit sous la même formule.
Honoré DaumierAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes
l'audio guideà partir de6,99 €