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Portrait de Honoré DAUMIER
Arts & création

Honoré DAUMIER

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Caricaturiste et peintre.

Arrêté le 30 août 1830 sous les yeux de ses parents, il fit six mois de prison pour « Gargantua », où Louis-Philippe avalait les budgets de l'État. Au Charivari, il croqua ensuite Guizot, Thiers et toute la bourgeoisie de Juillet. Mort presque aveugle, il a pour épitaphe : « Peuple, ci-gît Daumier ».

EmplacementChemin Laplace, 2ᵉ ligne
Division24
Dates1808 – 1879

L'histoire

Honoré Victorin Daumier naît à Marseille le 26 février 1808, d'un père poète et vitrier qui monte à Paris. Employé en librairie, il dessine pendant ses loisirs et publie ses premières planches sous le pseudonyme de Rogelin.

Le 30 août 1832, il est arrêté sous les yeux de ses parents, dont il est le seul soutien, et condamné à six mois de prison pour « Gargantua » : Louis-Philippe y avale les budgets de l'État. La caricature avait touché juste.

À La Caricature puis au Charivari, il épie le roi dans ses moindres gestes, croque Guizot et Thiers, et compose de 1830 à 1852 un panorama de la bourgeoisie sous la monarchie de Juillet — les Bourgeois, les Gens de justice, Robert Macaire, les Bas-Bleus, le Théâtre. Qui veut comprendre cette époque doit passer par ses planches.

Il retrouve la plénitude de ses moyens autour de 1860, mais la vue baisse. Corot, qui repose deux lignes plus bas dans la même division, lui offre une maison à Valmondois pour ses vieux jours.

Il y meurt en 1879. Le préfet lui accorde une concession gratuite par arrêté du 27 février 1879. Sur la pierre de la division 24, une phrase s'adresse directement au visiteur : « Peuple, ci-gît Daumier, l'homme de bien, le grand artiste et le grand citoyen ».

La sépulture

La concession a été accordée gratuitement par arrêté préfectoral du 27 février 1879, quelques jours après la mort du caricaturiste — mort sans fortune, presque aveugle, dans une maison prêtée. L'inscription donne l'état civil, « Daumier, Honoré Victorin, né à Marseille en 1808, mort à Valmondois en 1879 », puis celui de sa femme Marie Alexandrine Dassy, morte à L'Isle-Adam en 1895. La dernière ligne change de registre et s'adresse au passant : « Peuple, ci-gît Daumier, l'homme de bien, le grand artiste et le grand citoyen. » Peu d'épitaphes du cimetière interpellent ainsi celui qui les lit.

Sur place, ne manquez pas

La dernière ligne de l'inscription, qui interpelle le lecteur : « Peuple, ci-gît Daumier, l'homme de bien, le grand artiste et le grand citoyen ».

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe d'Honoré Daumier ?

En division 24, chemin Laplace, deuxième ligne, dans la partie ancienne du cimetière. La tombe de Camille Corot, qui lui avait offert une maison pour ses vieux jours, se trouve deux lignes plus bas dans la même allée.

Camille Corot

Qu'est-il gravé sur sa tombe ?

Une épitaphe qui s'adresse directement au passant : « Peuple, ci-gît Daumier, l'homme de bien, le grand artiste et le grand citoyen ». Sa femme, morte à L'Isle-Adam en 1895, est nommée au-dessus.

Auguste Blanqui

Pourquoi a-t-il fait de la prison ?

Pour « Gargantua », caricature où Louis-Philippe avale les budgets de l'État. Arrêté le 30 août 1830 sous les yeux de ses parents, dont il était le seul soutien, il fut condamné à six mois de détention.

Charles Amouroux

Sa concession était-elle payante ?

Non : elle lui fut accordée gratuitement par arrêté préfectoral du 27 février 1879, quelques jours après sa mort. Le cas n'est pas isolé au Père-Lachaise — Charles Amouroux et Paul Baudry en bénéficièrent aussi.

Paul Baudry

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