
Vingt-quatrième enfant d'un instituteur autrichien, élève de Haydn, il fut l'un des compositeurs les plus joués d'Europe — quarante et une symphonies, soixante-dix quatuors à cordes — avant de tout arrêter : en 1807, il fonda une manufacture de pianos et cessa d'écrire. Chopin refusait d'en jouer d'autres.
L'histoire
Ignace Pleyel naît à Ruppersthal, en Autriche, le 18 juin 1757, dans la nombreuse famille d'un instituteur. Élève de Haydn, il devient l'un des compositeurs les plus joués d'Europe dans les années 1790 : quarante et une symphonies, soixante-dix quatuors à cordes, des concertos et de la musique de chambre.
Installé à Paris, il ouvre une maison d'édition musicale, puis fonde en 1807 une manufacture de pianos. Il cesse alors de composer : le facteur d'instruments a pris la place du musicien.
Les pianos Pleyel deviennent ceux des salons parisiens, et surtout ceux de Chopin, qui refusait d'en jouer d'autres et donna son dernier concert parisien dans les salons de la maison, en 1848. Chopin repose deux divisions plus loin, en division 11.
La maison lui survit largement : la salle Pleyel, ouverte en 1927, porte son nom, et les pianos ont été fabriqués jusqu'au XXIᵉ siècle.
Il meurt à Paris le 14 novembre 1831. Sa plaque de la division 13 a été restaurée en 2009, à l'initiative du gouverneur de Basse-Autriche Erwin Pröll et de l'Institut Pleyel : c'est son pays natal qui a entretenu sa tombe parisienne.
La sépulture
Une plaque sobre, restaurée en 2009 à l'initiative du gouverneur de Basse-Autriche Erwin Pröll et de l'Institut Pleyel : c'est l'Autriche qui a fait entretenir la tombe parisienne de son compositeur. L'inscription tient en trois lignes et une formule : « Ignace Pleyel, 14 novembre 1831. De profundis. » Ni la date de naissance, ni Haydn, ni les pianos, ni Chopin. Le cas rejoint celui d'autres sépultures du cimetière entretenues depuis l'étranger — la statue d'Auguste Comte offerte par le Brésil, le monument d'Andranik payé par la diaspora arménienne.
Sur place, ne manquez pas
Une plaque de trois lignes qui finit sur deux mots latins : « De profundis ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Ignace Pleyel ?
En division 13, chemin Méhul, première ligne — la même allée que la colonne de Méhul et celle de Sophie Blanchard, « victime de son art ». La plaque, restaurée en 2009, porte trois lignes et un « De profundis ».
Étienne-Nicolas MéhulQuel est son lien avec Chopin ?
Chopin ne jouait que sur des pianos Pleyel et donna son dernier concert parisien dans les salons de la maison, en 1848. Le compositeur repose deux divisions plus loin, en division 11, où sa tombe est l'une des plus fleuries du cimetière.
Frédéric ChopinÉtait-il compositeur ou fabricant ?
Les deux, mais pas en même temps : élève de Haydn, il écrivit quarante et une symphonies et soixante-dix quatuors à cordes avant de fonder sa manufacture en 1807, puis cessa de composer. Le facteur a pris la place du musicien.
Luigi CherubiniQui a restauré sa tombe ?
Son pays natal : la plaque a été refaite en 2009 à l'initiative du gouverneur de Basse-Autriche, Erwin Pröll, et de l'Institut Pleyel. C'est l'un des rares cas d'entretien assuré depuis l'étranger dans ce cimetière.
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