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Portrait de Manu DIBANGO
Musique classique

Manu DIBANGO

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Saxophoniste et chanteur.

Manu Dibango arriva de Douala à Marseille en 1949 muni de trois kilos de café qui devaient payer sa pension, et découvrit le saxophone à Reims. Soul Makossa, gravé en 1972 sur une face B, devint un succès mondial et l'un des tout premiers morceaux de disco. Son riff a été repris si souvent qu'il a fallu aller en justice. Une photographie de lui est prise entre deux plaques de verre.

EmplacementAvenue Transversale n°2, 1ʳᵉ ligne
Division44
Dates1933 – 2020

L'histoire

Manu Dibango naît à Douala, au Cameroun, le 12 décembre 1933. Il arrive en France en 1949, à Marseille, avec trois kilos de café pour payer sa pension, et découvre le saxophone à Reims en 1956.

Il épouse en 1957 Marie-Josée, dite Coco, peintre et mannequin, et part en 1961 en tournée au Congo avec le Grand Kallé — l'Afrique des indépendances, dont il devient l'un des musiciens.

« Soul Makossa », enregistré en 1972, part d'une face B et devient un succès mondial. Le morceau est l'un des tout premiers de l'histoire de la disco, et son refrain a été repris tant de fois qu'il a fallu aller en justice : Michael Jackson, qui l'avait emprunté pour « Wanna Be Startin' Somethin' », transige en 1986 pour un million de francs ; en 2009, Dibango attaque de nouveau, cette fois pour « Don't Stop the Music » de Rihanna, Sony, EMI et Warner compris.

Il accompagne Serge Gainsbourg dans les années 1980, anime pendant vingt ans une émission sur Africa Radio, et devient l'une des figures les plus familières de la musique française — Papagroove, Papa Manu.

Il meurt à l'hôpital de Melun le 24 mars 2020, du Covid-19, au tout début de la première vague. Le monument de sa tombe, en division 44, est signé et daté de la même année.

La sépulture

Le monument est récent et se remarque : une grande photographie du musicien collée entre deux plaques de verre, dressée sur la pierre — un procédé rare au Père-Lachaise, où le portrait passe d'ordinaire par le bronze ou le marbre. L'ensemble est signé de l'entrepreneur Rebillon et daté de 2020, l'année même de sa mort. L'inscription tient en deux mots et une date : « Manu Dibango, 2020 ». Rien du Cameroun, rien du saxophone, rien de Soul Makossa : l'image fait tout le travail.

Sur place, ne manquez pas

La photographie du musicien prise entre deux plaques de verre — un procédé qu'on ne trouve presque nulle part ailleurs dans le cimetière.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Manu Dibango ?

En division 44, avenue Transversale n°2, première ligne — la division d'Yves Montand et Simone Signoret et d'Yvette Chauviré. Une grande photographie du musicien est prise entre deux plaques de verre.

Yves Montand et Simone Signoret

Qu'est-ce que « Soul Makossa » ?

Un morceau enregistré en 1972, d'abord paru en face B, devenu un succès mondial et l'un des tout premiers disques de l'histoire de la disco. Michael Jackson en a repris le refrain dans « Wanna Be Startin' Somethin' » et a transigé en 1986 ; en 2009, Dibango a poursuivi Rihanna pour « Don't Stop the Music ».

Michel Petrucciani

Comment est-il mort ?

Du Covid-19, le 24 mars 2020, à l'hôpital de Melun : il fut le premier grand artiste français emporté par l'épidémie, au tout début de la première vague. Il avait quatre-vingt-six ans, et jouait encore.

Alain Bashung

Qui était Manu Dibango ?

Un saxophoniste et chanteur camerounais arrivé en France en 1949 avec trois kilos de café, devenu l'une des figures les plus familières de la musique française — Papagroove. Il accompagna Serge Gainsbourg et animait une émission sur Africa Radio.

Gilbert Bécaud

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