
Onze Victoires de la musique, plus qu'aucun autre artiste français : les trois dernières lui furent remises le 28 février 2009, alors qu'il donnait ses récitals à l'Olympia sous chimiothérapie. Il mourut deux semaines plus tard. Deux mots ont été gravés pour lui : « Tant aimé ».
L'histoire
Alain Baschung naît le 1ᵉʳ décembre 1947, d'une mère ouvrière et d'un père kabyle qu'il ne connaîtra jamais. Envoyé à un an chez les parents de son beau-père, à Wingersheim en Alsace, il revient à Paris en 1959 avec un accent et une passion pour Gene Vincent, Buddy Holly et Elvis Presley entendus à la radio.
Il enregistre son premier 45 tours à dix-neuf ans, « Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ? », travaille comme arrangeur chez RCA et interprète Robespierre dans « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. « Roman-photo », en 1977, écrit avec Boris Bergman, se heurte à la déferlante punk.
« Gaby, oh Gaby » change sa vie en 1980 : plus d'un million d'exemplaires. Suivent « Pizza » et « Vertige de l'amour », l'Olympia, puis en 1982 « Play blessures » écrit avec Serge Gainsbourg — un disque volontairement rêche, à contretemps du succès.
« Osez Joséphine », en 1991, avec le parolier Jean Fauque, réinstalle sa langue : trois cent cinquante mille exemplaires et « Madame rêve ». Viennent « Chatterton » en 1994, puis « Fantaisie militaire » en 1998, sacré meilleur album des vingt dernières années aux Victoires de 2005.
Atteint d'un cancer du poumon, il sort « Bleu pétrole » en mars 2008 et donne une série de récitals à l'Olympia sous chimiothérapie. Le 28 février 2009, il reçoit trois Victoires — sa dernière apparition publique — et meurt le 14 mars 2009 à l'hôpital Saint-Joseph, à soixante et un ans. Douze Victoires en tout : l'artiste le plus primé de la cérémonie.
La sépulture
Une stèle sobre, dessinée par l'architecte Philippe Perrin et laissée sans signature. L'épitaphe tient en deux mots : « Tant aimé », sous le nom et les dates, sans mention du métier ni citation d'une chanson. C'est l'une des tombes les plus visitées de la division 13 ; les visiteurs y laissent des mots, et la pierre s'est trouvée un temps couverte de baisers rouges, comme celle d'Oscar Wilde en division 89, avant d'être nettoyée.
Sur place, ne manquez pas
Les deux mots gravés — « Tant aimé » — et les billets que les visiteurs glissent au pied de la stèle.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Alain Bashung ?
En division 13, avenue de la Chapelle, première ligne, dans la partie basse du cimetière. La stèle est sobre, dessinée par l'architecte Philippe Perrin, et porte pour toute épitaphe les mots « Tant aimé ».
Gilbert BécaudQu'est-il gravé sur sa tombe ?
« Alain Bashung, 1947-2009. Tant aimé. » Rien d'autre : ni métier, ni titre de chanson. Les visiteurs y déposent régulièrement des mots, et la stèle a été un temps couverte de baisers rouges, comme celle d'Oscar Wilde, avant d'être nettoyée.
Oscar WildeDe quoi Alain Bashung est-il mort ?
D'un cancer du poumon, le 14 mars 2009 à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, à soixante et un ans. Il avait donné ses derniers récitals à l'Olympia en juin 2008 sous chimiothérapie, et reçu trois Victoires deux semaines avant sa mort.
Michel PetruccianiQuels sont ses albums les plus connus ?
« Roman-photo » en 1977, l'année de « Gaby oh Gaby », puis « Osez Joséphine » en 1991 avec « Madame rêve », « Chatterton » en 1994 et « Fantaisie militaire » en 1998, sacré meilleur album des vingt dernières années aux Victoires de 2005.
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