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Portrait de Jean-Jacques GRUNENWALD
Musique classique

Jean-Jacques GRUNENWALD

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Organiste et compositeur.

Organiste, compositeur — et architecte diplômé des Beaux-Arts en 1941 : deux formations complètes menées en parallèle. Titulaire du grand orgue de Saint-Sulpice après Marcel Dupré, Jean-Jacques Grunenwald fut le premier au monde à enregistrer l'intégrale de l'œuvre d'orgue de Bach.

EmplacementAvenue Circulaire, 1ʳᵉ ligne
Division71
Dates1911 – 1982

L'histoire

Jean-Jacques Grunenwald a mené deux formations de front. Premier prix d'orgue au Conservatoire en 1935 dans la classe de Marcel Dupré, premier prix de composition en 1937, second grand prix de Rome — et, en 1941, diplôme d'architecte de l'École nationale des beaux-arts. Peu de musiciens du siècle en ont fait autant.

Né à Cran-Gevrier, en Haute-Savoie, le 2 février 1911, il réalise de 1957 à 1962, à la cathédrale de Soissons, le premier enregistrement intégral au monde de l'œuvre d'orgue de Bach : quelque deux cents pièces, cinq ans de travail. Personne ne l'avait fait avant lui.

Professeur à la Schola Cantorum puis au Conservatoire de Genève, il donne plus de mille cinq cents récitals et signe la musique de Monsieur Vincent en 1947. En janvier 1973, il succède à son propre professeur, Marcel Dupré, comme titulaire du grand orgue de Saint-Sulpice.

Il meurt le 19 décembre 1982. La plaque de la division 71 énumère les titres dans l'ordre où il les revendiquait — compositeur, titulaire du grand orgue, deux décorations. L'architecte n'y figure pas, ni l'intégrale de Soissons.

La sépulture

Une tombe familiale portant une plaque à son nom : « Jean-Jacques GRUNENWALD, compositeur de Musique, Titulaire du G.O de St Sulpice à Paris, chevalier de la Légion d'Honneur, chevalier du Mérite, 1911-1982. » L'architecte diplômé des Beaux-Arts n'y est pas mentionné, ni l'intégrale Bach de Soissons. Deux autres hommes reposent là : l'imprimeur François Antoine Appel (1821-1882) et le chirurgien Maurice Virenque (1888-1949).

Sur place, ne manquez pas

La plaque énumère les titres dans l'ordre où il les revendiquait : « compositeur de Musique, Titulaire du G.O de St Sulpice, chevalier de la Légion d'Honneur, chevalier du Mérite ». L'architecte n'y figure pas.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Jean-Jacques Grunenwald ?

En division 71, allée Circulaire, première ligne, dans une tombe familiale où reposent aussi l'imprimeur François Antoine Appel (1821-1882) et le chirurgien Maurice Virenque. Une plaque porte ses titres.

Albert Grisar

Grunenwald était-il aussi architecte ?

Oui, diplômé de l'École nationale des beaux-arts en 1941 — une seconde formation complète menée en parallèle de la musique. Peu de musiciens du siècle ont exercé deux métiers de ce niveau ; sa plaque funéraire ne mentionne pourtant que la musique.

Jacques-Martin Tétaz

Qu'a-t-il enregistré à Soissons ?

L'intégrale de l'œuvre d'orgue de Jean-Sébastien Bach, de 1957 à 1962, à la cathédrale de Soissons : la première intégrale française. Deux cents pièces environ, vingt-quatre disques et cinq ans de travail.

Le crématorium et le columbarium

Qui a précédé Grunenwald à Saint-Sulpice ?

Marcel Dupré, son propre professeur au Conservatoire, à qui il succède en janvier 1973. La tribune de Saint-Sulpice avait été tenue avant eux par Widor et, au XIXᵉ siècle, par Lefébure-Wély, qui repose en division 4 du même cimetière.

Lefébure-Wély

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