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Arts & création

Jacques-Martin TÉTAZ

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Architecte.

Premier grand prix de Rome d'architecture en 1843, il consacra son envoi de dernière année de la Villa Médicis au relevé de l'Érechthéion d'Athènes. Il bâtit ensuite le palais de l'Alma, écuries de Napoléon III, qui abrita le Conseil supérieur de la magistrature de 1952 à 2011 et sert aujourd'hui à la présidence de la République.

EmplacementAvenue Circulaire, 1ʳᵉ ligne
Division60
Dates1818 – 1865

L'histoire

Né à Paris le 6 mars 1818, formé aux Beaux-Arts chez Huyot puis Lebas, Jacques-Martin Tétaz remporte en 1843 le premier grand prix de Rome d'architecture — la distinction qui ouvre toutes les carrières officielles du siècle.

Pensionnaire de la Villa Médicis de 1844 à 1848, il consacre son envoi de dernière année au relevé de l'Érechthéion d'Athènes : un travail d'archéologue autant que d'architecte, médaillé en 1855.

Inspecteur des travaux du château de Pau en 1855, il obtient la commande qui reste la sienne : le palais de l'Alma, les écuries de Napoléon III, quai Branly, construites de 1861 à 1864.

Le bâtiment a survécu à l'Empire et à ses usages : le Conseil supérieur de la magistrature y a siégé de 1952 à 2011, et il abrite aujourd'hui des bureaux et des logements de la présidence de la République — des chevaux de l'Empereur aux services de l'Élysée.

Il meurt à Rueil-Malmaison le 16 octobre 1865, à quarante-sept ans. Sa veuve, Annunziata Fiorentini, née à Faenza, le suit neuf mois plus tard. Il repose en division 60, avenue Circulaire, première ligne.

La sépulture

Un médaillon de pierre du sculpteur Louis Merley (1815-1883). L'inscription choisit le titre plutôt que l'œuvre : « À la mémoire DE JACQUES MARTIN TETAZ, architecte, ancien pensionnaire de l'académie de France à Rome, né à Paris le 6 mars 1818, mort à Rueil le 16 octobre 1865. » Suit sa veuve : « Annunziata FIORENTINI, née à Faenza le 9 avril 1824, morte à Paris le 7 juillet 1866 » — neuf mois après lui.

Sur place, ne manquez pas

Le médaillon de pierre de Louis Merley, et une épitaphe qui retient la Villa Médicis plutôt que les bâtiments : « ancien pensionnaire de l'académie de France à Rome ». Sa veuve l'a rejoint neuf mois plus tard.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Jacques-Martin Tétaz ?

En division 60, avenue Circulaire, première ligne, sous un médaillon de pierre du sculpteur Louis Merley. La division est aussi celle de Valentin Haüy, l'inventeur de l'écriture en relief pour les aveugles.

Valentin Haüy

Qu'a construit Jacques-Martin Tétaz ?

Le palais de l'Alma, quai Branly, écuries de Napoléon III bâties de 1861 à 1864 — le bâtiment a abrité le Conseil supérieur de la magistrature de 1952 à 2011 et sert aujourd'hui à la présidence de la République. Il fut aussi inspecteur des travaux du château de Pau.

Théodore Ballu

Qu'est-ce que le premier grand prix de Rome ?

La plus haute distinction de l'enseignement des Beaux-Arts, qui envoyait le lauréat à la Villa Médicis. Tétaz l'obtient en 1843 et y passe quatre ans, consacrant son envoi de fin de séjour au relevé de l'Érechthéion d'Athènes.

Théodore Géricault

Que dit l'inscription de sa tombe ?

« À la mémoire DE JACQUES MARTIN TETAZ, architecte, ancien pensionnaire de l'académie de France à Rome » — c'est la Villa Médicis qui est retenue, pas les écuries impériales. Sa veuve Annunziata Fiorentini, morte neuf mois après lui, y figure aussi.

Louis Visconti

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