
Lefébure-Wély tenait déjà, à huit ans, l'orgue de Saint-Roch à la place de son père, auquel il succéda à quatorze. Il tint la Madeleine, puis Saint-Sulpice, et inaugura à travers la France les orgues de son ami Cavaillé-Coll, dont celui de Sainte-Clotilde, en compagnie de César Franck. Sa manière descriptive, avec orages et scènes pastorales, remplissait les églises et faisait grincer les puristes.
L'histoire
À huit ans, Louis James Alfred Lefébure-Wély remplaçait déjà son père à la tribune de Saint-Roch. À quatorze, en 1831, il lui succédait officiellement. Né à Paris le 13 novembre 1817, fils d'organiste, il ne connaîtra pas d'autre métier.
Premiers prix d'orgue et de piano au Conservatoire en 1835, il tient la Madeleine de 1847 à 1857, puis Saint-Sulpice de 1863 à sa mort. Ami du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll, il inaugure ses instruments à travers la France — dont celui de Sainte-Clotilde, le 19 décembre 1859, aux côtés de César Franck.
Son style descriptif — Fantaisies imitatives, une Scène pastorale avec orage — remplit les églises et fait grincer les puristes. Saint-Saëns l'admirait ; Alkan lui dédia ses Douze études pour les pieds seulement, et Franck son Final op. 21.
Il meurt le 31 décembre 1869. Son tombeau de la division 4 est dessiné par Victor Baltard, l'architecte des Halles de Paris, et orné d'un buste de marbre et d'un bas-relief intitulé La musique, signés Hyacinthe Chevalier en 1873. L'inscription nomme les donateurs plutôt que les titres : « Sa famille. Ses élèves. Ses amis. »
La sépulture
Un tombeau dessiné par Victor Baltard (1805-1874), l'architecte des Halles de Paris, orné d'un buste de marbre et d'un bas-relief intitulé La musique, tous deux signés Hyacinthe Chevalier (1825-1893) et datés 1873. L'inscription nomme les donateurs plutôt que les titres : « L. J. Alfred LEFEBURE-WELY, organiste chr. leg. honneur / Sa famille . Ses élèves . Ses amis / 15 novembre 1817 + 31 décembre 1869. » La date de naissance gravée est fausse : Lefébure-Wély est né le 13 novembre 1817.
Sur place, ne manquez pas
Le monument est de Victor Baltard, l'architecte des Halles de Paris. L'inscription nomme les donateurs : « Sa famille . Ses élèves . Ses amis ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Lefébure-Wély ?
En division 4, avenue Principale, première ligne, dans un tombeau dessiné par Victor Baltard — l'architecte des Halles de Paris — et orné d'un buste de marbre et d'un bas-relief intitulé La musique, tous deux signés Hyacinthe Chevalier en 1873.
Daniel-François-Esprit AuberQuelles orgues a tenues Lefébure-Wély ?
Trois grandes tribunes parisiennes : Saint-Roch à la succession de son père (1831-1846), la Madeleine (1847-1857) et Saint-Sulpice (1863-1869). Il avait remplacé son père à la tribune de Saint-Roch dès l'âge de huit ans.
Jean-Jacques GrunenwaldQuel lien avec Cavaillé-Coll et César Franck ?
Il était l'ami du facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll et inaugurait ses instruments partout en France — dont celui de Sainte-Clotilde, le 19 décembre 1859, aux côtés de César Franck, qui lui dédia son Final op. 21.
Jean-François Le SueurQui a payé son tombeau ?
L'inscription le dit : « Sa famille . Ses élèves . Ses amis ». Le buste et le bas-relief d'Hyacinthe Chevalier sont datés de 1873, quatre ans après sa mort, et le dessin d'ensemble est de Victor Baltard.
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