
Venu d'Anvers étudier auprès d'Antoine Reicha, il donna une quinzaine d'opéras-comiques aux scènes parisiennes, de Gilles ravisseur au Carillonneur de Bruges. Il écrivit aussi à quatre mains : L'Eau merveilleuse avec Flotow en 1839, puis un ouvrage avec Adrien Boieldieu, le fils de l'auteur de La Dame blanche.
L'histoire
Né à Anvers le 25 décembre 1808, Albert Grisar vient à Paris étudier auprès d'Antoine Reicha — le professeur de Berlioz et de Liszt, qui repose en division 7.
Son premier opéra, Le Mariage impossible, est donné à Bruxelles en 1833 ; Sarah (1836) et L'An mil (1837) le font entrer à l'Opéra-Comique de Paris.
Il part se perfectionner à Naples auprès de Saverio Mercadante, puis écrit à quatre mains : L'Eau merveilleuse avec Friedrich von Flotow (1839), L'Opéra à la cour avec Adrien Boieldieu, le fils de l'auteur de La Dame blanche (1840).
Sa série parisienne s'étend sur quinze ans : Gilles ravisseur (1848), Bonsoir Monsieur Pantalon (1851), Le Carillonneur de Bruges (1852), Les Amours du diable (1853), Le Chien du jardinier (1855), Le Joaillier de Saint-James (1862).
Il meurt le 15 juin 1869 à Asnières-sur-Seine et repose en division 71, avenue Cail, première ligne. Sa pierre, elle, le dit mort à Paris.
La sépulture
Une stèle portant un médaillon de marbre anonyme, aujourd'hui abîmé. L'inscription se limite à l'état civil : « Albert GRISAR, né à Anvers, le 25 décembre, 1808, mort à Paris, le 15 juin 1869. » Le graveur s'est trompé de ville : Grisar est mort à Asnières-sur-Seine, dans le petit appartement qu'il louait pour l'été, et ses amis ne l'apprirent que le matin même. Ni le métier, ni la Belgique comme nationalité, ni un seul des quinze opéras-comiques.
Sur place, ne manquez pas
Le médaillon de marbre est abîmé. L'épitaphe ne dit ni le métier ni les ouvrages : deux villes, deux dates, et un lieu de décès faux — Paris, alors qu'il est mort à Asnières-sur-Seine.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Albert Grisar ?
En division 71, avenue Cail, première ligne, sous une stèle portant un médaillon de marbre aujourd'hui abîmé. L'organiste Jean-Jacques Grunenwald repose dans la même division, ainsi que les aérostiers Crocé-Spinelli et Sivel.
Jean-Jacques GrunenwaldQui a formé Albert Grisar ?
Antoine Reicha, à Paris — le professeur de Berlioz, de Liszt et de Gounod, qui repose en division 7 du même cimetière. Grisar se perfectionna ensuite à Naples auprès de Saverio Mercadante, avant de revenir écrire pour l'Opéra-Comique.
Antoine ReichaGrisar a-t-il écrit avec d'autres compositeurs ?
Deux fois : L'Eau merveilleuse avec Friedrich von Flotow en 1839, et L'Opéra à la cour avec Adrien Boieldieu, fils de François-Adrien, en 1840. La collaboration à quatre mains était alors une pratique courante de l'opéra-comique parisien.
François-Adrien BoieldieuQue dit l'inscription de sa tombe ?
« Albert GRISAR, né à Anvers, le 25 décembre, 1808, mort à Paris, le 15 juin 1869 » — deux villes et deux dates, sans un titre d'opéra. Et une ville de trop : il est mort à Asnières-sur-Seine, où il passait l'été.
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