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Portrait de Gioachino ROSSINI
Musique classique

Gioachino ROSSINI

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Compositeur d'opéras.

Trente-neuf opéras, puis le silence : après « Guillaume Tell », il cessa d'écrire pour la scène pendant trente-neuf années qu'aucune explication n'a éclaircies. Sa chapelle parisienne est vide depuis le 1ᵉʳ mai 1887 : l'Italie a réclamé son compositeur, transféré à Santa Croce de Florence.

EmplacementAvenue Principale, 1ʳᵉ ligne
Division4
Dates1792 – 1868

L'histoire

Gioachino Rossini naît à Pesaro le 29 février 1792. Entre 1806 et 1829, il écrit trente-neuf opéras — « Le Barbier de Séville » en 1816, « Guillaume Tell » en 1829 — et domine la scène européenne comme personne avant lui.

Directeur du Théâtre-Italien de Paris, premier compositeur du roi Charles X en 1825, il s'arrête net après « Guillaume Tell » : trente-neuf années de retraite, à trente-sept ans, sans qu'aucune explication ait jamais convaincu. Il écrira encore quelques pièces religieuses et ses « Péchés de vieillesse ».

Il meurt à Passy le 13 novembre 1868. Sa fortune, considérable, revient d'abord à sa veuve, puis pour l'essentiel à sa ville natale de Pesaro, qui en fonde un lycée de musique ; une part finance à Paris une maison de retraite pour vieux musiciens.

Sa chapelle est élevée en division 4 par l'architecte Charles Doussault. Mais l'Italie réclame son compositeur : le 1ᵉʳ mai 1887, sa dépouille est transférée à l'église Santa Croce de Florence, panthéon national italien où reposent Michel-Ange et Galilée.

Ce qui reste en division 4 est une chapelle sans son mort. Olympe Pélissier, sa seconde femme, morte en 1878, y repose seule — et l'inscription ne porte plus que deux noms.

La sépulture

La chapelle est l'œuvre de l'architecte Charles Doussault, avec deux lampes à huile posées sur des piédestaux devant l'entrée. Elle est vide de son mort depuis le 1ᵉʳ mai 1887 : l'Italie a réclamé Rossini, et sa dépouille repose depuis à l'église Santa Croce de Florence, aux côtés de Michel-Ange et de Galilée. L'inscription porte encore le nom du compositeur, « ROSSINI », suivi de celui de sa seconde femme, « Mme Olympe Rossini, née le 20 floréal an VII, décédée le 22 mars 1878 » — Olympe Pélissier est aujourd'hui la seule à y reposer. C'est le quatrième cénotaphe du cimetière décrit dans ce guide, après Andranik, Bellini et Maria Callas.

Sur place, ne manquez pas

Les deux lampes à huile sur leurs piédestaux devant la chapelle — et, à l'intérieur, un seul nom qui compte encore : celui de sa femme.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Rossini ?

En division 4, avenue Principale, première ligne — la même allée que Colette, Musset et Félix Faure. Mais c'est un cénotaphe : le corps du compositeur est parti pour Florence le 1ᵉʳ mai 1887, et la chapelle est restée.

Alfred de Musset

Le corps de Rossini est-il encore là ?

Non. Il a été transféré le 1ᵉʳ mai 1887 à l'église Santa Croce de Florence, panthéon national italien où reposent Michel-Ange et Galilée. Sa chapelle parisienne n'abrite plus que sa femme Olympe Pélissier.

Vincenzo Bellini

Pourquoi a-t-il cessé de composer ?

Personne ne l'a jamais expliqué de façon convaincante. Après « Guillaume Tell » en 1829, à trente-sept ans, il s'arrête pour trente-neuf ans, n'écrivant plus que quelques pièces religieuses et ses « Péchés de vieillesse ».

Luigi Cherubini

À qui a-t-il légué sa fortune ?

Pour l'essentiel à la Ville de Paris, afin de financer une maison hospitalière destinée aux vieux musiciens. Le legs rejoint celui de Marietta Alboni, qui dota des lits d'hospice et des livrets d'épargne pour les écoliers parisiens.

Marietta Alboni

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