Retour aux tombes
Portrait de Luigi CHERUBINI
Musique classique

Luigi CHERUBINI

Voir sur
le plan

Compositeur.

Beethoven le tenait pour le plus grand compositeur vivant ; Berlioz, qui subit vingt années de sa sévérité à la tête du Conservatoire, en a laissé des pages féroces. Auteur de « Médée », il mourut en 1842, cinq semaines après avoir été fait commandeur de la Légion d'honneur : son Requiem fut joué pendant ses propres obsèques.

EmplacementChemin Denon, 1ʳᵉ ligne
Division11
Dates1760 – 1842

L'histoire

Luigi Cherubini naît à Florence le 14 septembre 1760 et donne son premier opéra, « Il Quinto Fabio », à vingt ans. Il s'installe à Paris en 1787 et y restera : codirecteur du Théâtre de Monsieur de 1789 à 1792, inspecteur de l'enseignement au Conservatoire naissant.

« Médée », en 1797, puis « Les Deux Journées ou le Porteur d'eau », en 1800, imposent une manière dramatique dont l'Allemagne se souviendra mieux que la France. À Vienne, en 1805, il rencontre Haydn et Beethoven, qui le tiendra pour le plus grand compositeur vivant.

Sa « Messe à trois voix » en fa majeur, écrite en 1808 pour le prince de Chimay, est tenue pour sa plus grande œuvre sacrée. Il devient directeur du Conservatoire de Paris en 1822 et y règne vingt ans, redouté pour sa sévérité — Berlioz en a laissé des pages féroces.

Son « Cours de contrepoint et de fugue », édité en 1835 par Jacques Halévy, prolonge cette autorité pédagogique. Ingres fait de lui en 1841 un portrait resté célèbre, aujourd'hui au Cincinnati Art Museum.

Commandeur de la Légion d'honneur le 7 février 1842, il meurt à Paris le 15 mars suivant. Son « Requiem en ré mineur » est joué pendant ses obsèques. Le monument de la division 11 est posé en 1846, quatre ans plus tard.

La sépulture

Le monument est un haut-relief de marbre signé Auguste Dumont et daté de 1846 : une femme y couronne le buste du compositeur, dressé sur un piédestal. L'inscription se limite au nom, « CHERUBINI », suivi de la liste de ses ouvrages — Médée, Les Deux Journées, Elisa, la musique religieuse, les messes. Le monument a été posé quatre ans après les obsèques, celles où l'on avait joué son propre Requiem en ré mineur. Florence, sa ville natale, lui a élevé un monument commémoratif dans l'église Santa Croce.

Sur place, ne manquez pas

Le haut-relief de marbre — une femme qui couronne le buste — et la liste des œuvres gravée autour, de Médée aux messes.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Luigi Cherubini ?

En division 11, chemin Denon, première ligne — la même allée que Michel Petrucciani, et la division de Chopin et de Boieldieu. Un haut-relief de marbre la surmonte : une femme y couronne le buste du compositeur.

Michel Petrucciani

Qui a sculpté son monument ?

Auguste Dumont (1801-1884), qui l'a signé et daté de 1846, quatre ans après la mort du compositeur. La femme représentée pose une couronne sur le buste dressé sur son piédestal ; les titres de ses œuvres sont gravés autour.

François-Adrien Boieldieu

Qu'a composé Cherubini ?

« Médée » en 1797, « Les Deux Journées » en 1800, une « Messe en la majeur à trois voix » en 1808 tenue pour sa plus grande œuvre sacrée, et un « Requiem en ré mineur » qui fut joué à ses propres obsèques.

Marietta Alboni

Quel était son rôle au Conservatoire ?

Il en fut inspecteur de l'enseignement dès sa création, puis directeur à partir de 1822 et pendant vingt ans. Sa sévérité était redoutée — Berlioz, qu'il avait pris en grippe, en a laissé des pages féroces.

François Bazin

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi