
Fabricant de jouets, Charles Rossignol a réduit en miniature tout le Paris de la Belle Époque : attelages, tramways, bateaux, aéroplanes, camions de pompiers, par millions. Deux brevets font sa fortune, l'agrafage à la place de la soudure et l'impression directe sur le métal. L'un de ses jouets fait un claquement sec ; les théâtres du XIXᵉ siècle s'en servaient pour dire qu'une pièce était mauvaise — c'est le « cri-cri ».
L'histoire
Né à Neufchâteau le 14 janvier 1839, Charles Rossignol est un inventeur avant d'être un industriel : on lui doit le sommier à ressorts, et une fabrique de jouets qui lui survivra soixante-dix ans.
Mais son métier, c'est le jouet : il en fabrique par millions — automates, attelages hippomobiles, aéroplanes, bateaux, tramways, chemins de fer, automobiles, camions de pompiers, autobus. Le Paris de la Belle Époque en miniature.
Deux brevets font sa fortune : l'agrafage, qui remplace la soudure, et l'impression lithographique directe sur le métal, qui supprime les odeurs de peinture.
L'un de ses jouets musicaux produit un claquement sec. Les théâtres du XIXᵉ siècle l'utilisent pour signifier qu'une pièce est mauvaise : c'est le « cri-cri ». Le même objet fera fortune ailleurs : les parachutistes américains débarqués en Normandie le 6 juin 1944 se reconnaissaient dans la nuit à un claquoir de ce type, fabriqué, lui, à Birmingham.
Il meurt à Paris le 20 décembre 1889 et repose en division 72, avenue Circulaire, dans une chapelle élevée en 1892 par les architectes Henri et Louis Parent.
La sépulture
Une chapelle imposante élevée en 1892 par les architectes Henri Parent (1819-1895) et Louis Parent (1854-1909). Un buste de marbre anonyme y est entouré de deux enfants nus, dont l'un pleure. La porte de bronze porte rubans, arabesques et couronnes mortuaires, sous des flambeaux en haut-relief. Autour du buste, trois mots : « Patriotisme Travail Bienfaisance ». L'inscription le nomme « Jacques Charles ROSSIGNOL, manufacturier », donne son épouse Marie née Strutz, de Hayange, et se termine par une devise : « Le travail et le devoir avant tout ! C'était là sa règle, c'était là sa foi. »
Sur place, ne manquez pas
Le buste de marbre est entouré de deux enfants nus, dont l'un pleure — pour un fabricant de jouets, l'image est saisissante. Autour, trois mots : « Patriotisme Travail Bienfaisance ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Charles Rossignol ?
En division 72, avenue Circulaire, première ligne : une chapelle imposante des architectes Henri et Louis Parent, datée de 1892, avec un buste de marbre entouré de deux enfants nus, dont l'un pleure — image saisissante pour un fabricant de jouets.
Jean ReynaudQue fabriquait Charles Rossignol ?
Des jouets, par millions : automates, attelages, aéroplanes, bateaux, tramways, chemins de fer, automobiles, camions de pompiers, autobus. C'est le Paris de la Belle Époque reproduit en fer-blanc, dans les chambres d'enfants du monde entier.
Thierry CourtinQu'est-ce que le cri-cri de Rossignol ?
Le claquement d'un de ses jouets musicaux. Les théâtres du XIXᵉ siècle l'employaient pour dire qu'une pièce était mauvaise. Le claquoir que les parachutistes américains emportèrent en Normandie en 1944, lui, était un modèle anglais, fabriqué à Birmingham.
Daniel CordierQue dit l'épitaphe de sa chapelle ?
Trois mots autour du buste — « Patriotisme Travail Bienfaisance » — et une devise : « Le travail et le devoir avant tout ! C'était là sa règle, c'était là sa foi. » L'inscription le nomme Jacques Charles Rossignol.
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