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Portrait de Édouard GOLDSCHMIDT
Sciences & médecine

Édouard GOLDSCHMIDT

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Industriel et pionnier de l'enseignement technique.

Industriel du vêtement revenu de 1914 avec la croix de guerre, il devint inspecteur départemental de l'enseignement technique et fit naître le lycée professionnel de Belfort. La fondation qu'il a créée en récompense encore les élèves ; son épitaphe le dit « pionnier de l'enseignement technique de Belfort ».

EmplacementChemin du Père Eternel, 1ʳᵉ ligne
Division9
Dates1883 – 1967

L'histoire

Né à Besançon le 20 juillet 1883, Édouard Goldschmidt était industriel, producteur de vêtements. Il fit la guerre de 1914 et en revint avec la croix de guerre. Il aurait pu s'en tenir là — un patron du textile de l'Est parmi d'autres, dans une région où les usines de Belfort et de Besançon employaient des populations entières, manquaient d'ouvriers formés et les formaient elles-mêmes, mal. Il choisit d'employer sa position à autre chose qu'à ses propres affaires.

Il devint inspecteur départemental de l'enseignement technique et consacra ses forces à l'enseignement technique et professionnel dans le Territoire de Belfort. Le sujet n'avait rien d'abstrait : former des ouvriers qualifiés, c'était décider si les usines locales recruteraient sur place ou ailleurs. Il est à l'origine du lycée professionnel de Belfort, qui porte aujourd'hui le nom de Raoul Follereau, l'écrivain qui consacra sa vie aux malades de la lèpre. L'établissement a formé depuis des générations d'ouvriers et de techniciens, bien au-delà de la carrière de celui qui l'avait voulu.

Il créa la Fondation Édouard Goldschmidt, qui récompense chaque année les élèves méritants de cet établissement — manière de faire durer l'engagement au-delà d'une carrière, et de doter sur sa fortune personnelle un lycée public, ce qui reste peu répandu en France. Officier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il mourut le 1ᵉʳ janvier 1967, à quatre-vingt-trois ans. La fondation porte son nom et distribue toujours ses prix : les élèves qui les reçoivent aujourd'hui sont les arrière-petits-enfants de ceux qu'il voulait former.

Sa fille Simone (1918-2002), docteur en droit et avocate, poursuivit son œuvre : un prix Simone Goldschmidt est à son tour décerné au lycée Follereau. La tombe de la division 9 porte les trois noms — lui, son épouse Marguerite née Battegay (1889-1982), et Simone — et grave pour chacun ses titres. Le père fonde un lycée et son prix, la fille en crée un second à son nom, et les deux se lisent sur la même pierre : une famille entière résumée par ses diplômes.

La sépulture

Une pierre qui grave les titres de trois personnes. Pour lui : « Edouard GOLDSCHMIDT, 20 juillet 1883 – 1ᵉʳ janvier 1967, croix de guerre 1914-18, Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre des Palmes Académiques, Pionnier de l'enseignement technique de Belfort. » Pour sa fille : « Simone GOLDSCHMIDT… docteur en droit, licenciée ès lettres, avocate. » Entre les deux, son épouse Marguerite née Battegay, sans titre — la seule des trois.

Sur place, ne manquez pas

Trois générations et leurs titres sur la même pierre — et pour lui, six mots qui résument une vie : « Pionnier de l'enseignement technique de Belfort ».

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe d'Édouard Goldschmidt ?

En division 9 du Père-Lachaise, celle de Paul Dubois et de Mademoiselle George. La pierre porte trois noms et, pour chacun, les titres : décorations pour lui, diplômes pour sa fille Simone, avocate. La division 9 borde le haut du vieux cimetière.

Paul Dubois

Qu'a-t-il fondé à Belfort ?

Le lycée professionnel de Belfort, aujourd'hui lycée Follereau. Inspecteur départemental de l'enseignement technique, il s'est consacré à la formation professionnelle dans une région industrielle où elle décidait de l'emploi local.

Alphonse Lavallée

Qu'est-ce que la Fondation Goldschmidt ?

La fondation qu'il a créée pour récompenser chaque année les élèves méritants du lycée qu'il avait fait naître — manière de faire durer son engagement au-delà de sa carrière. Sa fille Simone l'a prolongée par un prix à son nom.

Auguste Burdeau

Que dit son épitaphe ?

Elle énumère ses distinctions puis résume sa vie en six mots : « Pionnier de l'enseignement technique de Belfort ». Croix de guerre 1914-18, officier de la Légion d'honneur, commandeur des Palmes académiques.

Abraham Dobry

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