
Michel Adanson passa six ans au Sénégal, en rapporta trente mille spécimens et décrivit le premier le baobab. Sa classification, qu'il voulait naturelle, contredisait le système de Linné, et l'Académie des sciences l'écarta plusieurs fois pour cette raison, malgré la qualité de ses travaux. Il consacra ses dernières années à une encyclopédie inachevée. C'est le cimetière qui le nomme, par une de ses voies.
L'histoire
Au Sénégal, de 1748 à 1754, Michel Adanson recueille trente mille spécimens de faune et de flore et décrit pour la première fois le baobab. De retour à Paris, il défend dans ses Familles des plantes, en 1763, une « classification naturelle » fondée sur tous les caractères de la plante à la fois — contre le système de Linné, qui n'en retenait qu'un, les organes sexuels. Élu à l'Académie des sciences en 1759, il n'imposa pourtant jamais sa méthode : son siècle préféra celle de Linné.
Il passe ses dernières années à rédiger une encyclopédie de vingt-sept volumes ; l'Académie lui conseille de n'en publier que la part inédite, il refuse de la découper, et l'ouvrage ne paraîtra jamais. La suppression des académies, en 1793, lui ôte sa pension : quand l'Institut l'appelle parmi ses membres fondateurs, il est trop pauvre pour s'y présenter. Il meurt à Paris le 3 août 1806.
Sa tombe se trouve en division 23, sur le chemin Adanson — l'allée porte son nom. La pierre, elle, ne porte aucune inscription : ni nom, ni dates, ni métier. Il avait demandé pour tout ornement une guirlande faite de fleurs des cinquante-huit familles qu'il avait distinguées. C'est le cimetière qui le nomme, pas sa tombe.
La sépulture
Une sépulture sans aucune inscription : ni nom, ni dates, ni métier. Le botaniste qui décrivit le baobab et rapporta trente mille spécimens du Sénégal n'est nommé que par le cimetière lui-même — le chemin Adanson, qui longe sa tombe, a été baptisé en son honneur. Plusieurs allées du cimetière portent ainsi le nom d'un mort qu'elles longent ; c'est la seule où l'allée nomme celui que sa pierre laisse anonyme.
Sur place, ne manquez pas
Le chemin Adanson longe sa tombe — c'est l'allée qui nomme le botaniste, puisque la pierre elle-même ne porte aucune inscription : ni nom, ni dates, ni métier.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Michel Adanson ?
En division 23, sur le chemin Adanson, deuxième ligne : l'allée du cimetière porte son nom. C'est le seul repère, car la sépulture ne porte aucune inscription : ni nom, ni dates, ni métier.
René LaliqueQu'a-t-il rapporté du Sénégal ?
Trente mille spécimens, après un séjour de six ans, de 1748 à 1754. C'est là qu'il décrit le baobab, l'arbre auquel son nom est resté attaché dans la nomenclature botanique. Un chemin du cimetière porte son nom.
Georges CuvierPourquoi s'opposait-il à Linné ?
Parce qu'il défendait une « classification naturelle » contre le système du naturaliste suédois. Cette position lui coûta cher : l'Académie des sciences le refusa à plusieurs reprises, malgré son génie.
Étienne Geoffroy Saint-HilaireQu'a-t-il écrit à la fin de sa vie ?
Une encyclopédie de vingt-sept volumes, à laquelle il consacra ses dernières années et qui ne parut jamais : l'Académie lui conseilla de n'en publier que la part inédite, il refusa de la découper. Il est mort à Paris le 3 août 1806. Un chemin du cimetière porte son nom.
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