
Alphonse LAVALLÉE
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Homme d'affaires, fondateur de l'École Centrale.
Lavallée, juriste et homme d'affaires né en 1797, ouvre en 1829 une école libre pour former les ingénieurs civils qui manquaient à l'industrie française. Ils sont cent quarante-sept à la première rentrée : c'est l'École centrale des arts et manufactures. Il la finance et la dirige, puis en fait cadeau à l'État en 1857, sans rien demander. Il meurt en 1873.
L'histoire
Né à Savigné-l'Évêque en 1797, juriste et administrateur de sociétés, Alphonse Lavallée est actionnaire du Globe, le journal des saint-simoniens — le milieu d'où sortira aussi le projet du canal de Suez.
Il obtient de l'Université l'autorisation d'ouvrir une école libre et inaugure le 3 novembre 1829 l'École centrale des arts et manufactures, à l'hôtel de Juigné — l'actuel musée Picasso. Cent quarante-sept étudiants à la première rentrée.
L'école survit à tout : 1830, le choléra de 1832, la révolution de 1848. Elle forme les ingénieurs civils dont l'industrie française manquait.
En 1857, Lavallée la cède gracieusement à l'État — l'acte est approuvé par Napoléon III, soutenu par Mérimée. Il en avait été le fondateur, le financier et le premier directeur.
Commandeur de la Légion d'honneur en 1862, il meurt en 1873. Son fils créera l'arboretum de Segrez et donnera son nom à un cépage, l'alphonse-lavallée. La concession, en division 43, a depuis été reprise par la famille de Castex.
La sépulture
Une chapelle dont il ne reste de lui qu'une image : un médaillon de bronze signé Hubert Ponscarme, non daté, qui le représente. La concession a été reprise par la famille de Castex, et les inscriptions actuelles sont les siennes — « Vicomtesse de CASTEX née MAY de SEVIN 1929-2005 », « Vicomte Maurice de CASTEX 1918-2017 » et un enfant mort à un mois en 2005. Aucune inscription ne porte plus le nom de Lavallée. La porte de fer moulé mérite un regard : brûle-parfum, deux têtes d'anges, et un ouroboros — le serpent qui se mord la queue, figure de l'éternité. Un vitrail à croix rouge sur fond blanc l'éclaire.
Sur place, ne manquez pas
Le médaillon de bronze de Ponscarme est tout ce qui le nomme encore : les inscriptions de la stèle appartiennent à la famille de Castex. Regardez aussi la porte de fer : un ouroboros, serpent qui se mord la queue.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe d'Alphonse Lavallée ?
En division 43, avenue Transversale n°1, dans une chapelle — mais son nom n'y figure plus : la concession a été reprise par la famille de Castex, dont les inscriptions vont de 1929 à 2017. Seul un médaillon de bronze le représente encore.
La chapelle GreffulheComment reconnaître sa chapelle ?
Par son médaillon de bronze, signé Hubert Ponscarme, qui le représente et que le monument a conservé. La porte de fer moulé porte un brûle-parfum, deux têtes d'anges et un ouroboros — le serpent qui se mord la queue.
Prosper EnfantinQuand a-t-il fondé l'École centrale ?
Le 3 novembre 1829, à l'hôtel de Juigné — devenu le musée Picasso —, avec cent quarante-sept étudiants dès la première rentrée. L'école a survécu à 1830, au choléra de 1832 et à la révolution de 1848.
Michel ChaslesA-t-il vendu son école à l'État ?
Non : il l'a cédée gracieusement, en 1857, avec l'approbation de Napoléon III et le soutien de Mérimée. Il en avait été le fondateur, le financier et le premier directeur pendant vingt-huit ans, depuis la rentrée de 1829.
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