
Katerina Golubeva, née à Leningrad en 1966, sortit du VGIK, l'école d'où venaient la plupart des cinéastes de l'Est. Le réalisateur lituanien Šarūnas Bartas, qu'elle épousa, la révéla dans un cinéma fait de longs plans et de silences. Elle est de ces interprètes venus de l'ancienne URSS que nos écrans ont accueillis à partir des années 1990. Sa pierre la nomme à la française, et ne la dit même pas actrice.
L'histoire
La pierre de la division 73 porte « Katerina GOLUBEVA, 1966-2011 » : le nom des affiches françaises, et non celui de son état civil russe, Goloubeva. Ni le métier, ni Leningrad où elle était née.
Née à Leningrad le 9 octobre 1966, Ekaterina Nikolaïevna Goloubeva étudia à l'Institut national de la cinématographie, le VGIK — l'école dont sont sortis la plupart des cinéastes et acteurs de l'Est.
Elle fut révélée par Šarūnas Bartas, réalisateur lituanien qu'elle épousa : un cinéma de plans longs et de silences, aux antipodes du cinéma commercial. Actrice franco-russe, elle travailla entre les deux pays au moment où le cinéma d'auteur européen s'ouvrait à l'Est.
En France, Leos Carax lui donna le rôle d'Isabelle dans Pola X, en 1999 : la sœur surgie de nulle part qui fait tout basculer. Elle meurt en août 2011, à quarante-quatre ans.
La sépulture
Une inscription de trois éléments : « Katerina GOLUBEVA, 1966-2011. » Le nom y figure dans sa transcription française — celle des affiches de cinéma — et non dans celle de son état civil russe, Goloubeva. Ni le métier, ni Leningrad où elle était née, ni le cinéma de Šarūnas Bartas qui l'avait révélée.
Sur place, ne manquez pas
Trois éléments sur la pierre : « Katerina GOLUBEVA, 1966-2011 ». Le nom y est dans sa transcription française, non dans celle de son état civil russe.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Katerina Golubeva ?
En division 73 du Père-Lachaise. L'inscription tient en trois éléments : « Katerina GOLUBEVA, 1966-2011 » — son nom d'artiste dans sa transcription française, sans mention du métier. Elle est morte en 2011, à quarante-quatre ans.
Le général FabvierQui l'a révélée ?
Le réalisateur lituanien Šarūnas Bartas, qu'elle a épousé : un cinéma de plans longs et de silences, aux antipodes du cinéma commercial.
Karasjov-OrgusaarÉtait-elle russe ou française ?
Les deux : née à Leningrad en 1966, elle devint actrice franco-russe, travaillant entre les deux pays au moment où le cinéma d'auteur européen s'ouvrait à l'Est.
Natalia GorbanevskayaOù avait-elle été formée ?
À l'Institut national de la cinématographie — le VGIK de Moscou, l'école du cinéma soviétique, dont sont sortis la plupart des réalisateurs et acteurs de l'Est. Son nom d'état civil était Goloubeva.
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