
Éditeur à Turin, il publia cent quatorze ouvrages en trois ans et fonda trois revues où il opposait un libéralisme intransigeant au fascisme. Violemment agressé par des squadristes, il quitta l'Italie et mourut à Neuilly-sur-Seine en 1926, à vingt-quatre ans, « morto in esilio ».
L'histoire
« Mon langage n'était pas celui d'un esclave. » Les mots sont de Piero Gobetti, et ils sont gravés sur une plaque de sa tombe. Une seconde plaque, officielle, a été posée par la présidence du Conseil des ministres de la République italienne : « In ricordo di Piero GOBETTI (Torino 1901 – Parigi 1926), morto in esilio » — mort en exil. Un État est venu reconnaître, sur une tombe parisienne, celui que ses milices avaient chassé.
Né à Turin le 19 juin 1901, Gobetti fonde et dirige trois revues — Energie Nove, La Rivoluzione liberale et Il Baretti. Influencé par Luigi Einaudi, il défend un capitalisme libéral comme alternative au fascisme. Éditeur d'une énergie stupéfiante, il publie cent quatorze ouvrages en trois ans et écrit lui-même huit livres.
Violemment agressé par des squadristes fascistes, il quitte l'Italie pour continuer à écrire. Son corps ne s'en remet pas : il meurt d'une crise cardiaque à Neuilly-sur-Seine le 15 février 1926, quelques semaines après son arrivée, à vingt-quatre ans.
La sépulture
Une inscription simple — « Piero GOBETTI, 1901-1926 » — et deux plaques qui en disent bien davantage. La première cite ses propres mots : « Mon langage n'était pas celui d'un esclave. » La seconde est officielle, posée par la présidence du Conseil des ministres de la République italienne : « In ricordo di Piero GOBETTI (Torino 1901 – Parigi 1926), morto in esilio ». Un État a fini par venir reconnaître, sur une tombe parisienne, celui que ses milices avaient chassé.
Sur place, ne manquez pas
Deux plaques : l'une cite ses mots — « Mon langage n'était pas celui d'un esclave » —, l'autre vient de la présidence du Conseil des ministres italien et le dit « morto in esilio ».
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Piero Gobetti ?
En division 94, avenue Transversale n°3, dixième ligne — la division de Gertrude Stein et du philosophe Alain. Deux plaques l'accompagnent, dont l'une posée par la présidence du Conseil des ministres de la République italienne.
Gertrude SteinQue dit la plaque de sa tombe ?
Ses propres mots : « Mon langage n'était pas celui d'un esclave. » Une seconde plaque, officielle, porte : « In ricordo di Piero Gobetti (Torino 1901 – Parigi 1926), morto in esilio » — mort en exil. Elle vient de la présidence du Conseil des ministres italien.
Imre NagyDe quoi est-il mort à vingt-quatre ans ?
D'une crise cardiaque, à Neuilly-sur-Seine, le 15 février 1926, après avoir été violemment agressé par des squadristes fascistes. Il avait quitté l'Italie pour continuer à écrire, et n'a vécu que quelques semaines en exil.
Nestor MakhnoQue défendait Piero Gobetti ?
Un capitalisme libéral comme alternative au fascisme, dans le sillage de Luigi Einaudi. Éditeur infatigable — cent quatorze ouvrages en trois ans —, il fonda trois revues, dont La Rivoluzione liberale, qui donna son titre à son livre.
Henri CurielAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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