Jean-Adolphe BEAUCÉ
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Peintre de batailles.
Peintre de batailles, il travaillait d'après nature et suivait les colonnes : Algérie, Crimée, Italie, Syrie, Mexique, puis l'armée du Rhin assiégée dans Metz en 1870. Le même trait illustra « Les Trois Mousquetaires » et « Notre-Dame de Paris ». Son portrait de bronze par Devaulx était un cadeau d'ami.
L'histoire
Jean Adolphe Beaucé naît à Paris le 1ᵉʳ août 1818. Peintre et illustrateur spécialisé dans les scènes de bataille et la vie militaire, il choisit de travailler d'après nature : il suit les troupes en campagne au lieu de reconstituer les combats en atelier.
Algérie, Crimée, Italie, Syrie, Mexique : il est là, avec les colonnes. En 1870 il suit l'armée du Rhin et se retrouve assiégé dans Metz avec elle, ce qui lui donne de la débâcle une vue que peu de peintres officiels ont eue.
De ces campagnes viennent « La Prise de la smala d'Abd el-Kader », « La Mort du sergent Blandan », « La Bataille de Solférino », « Le Combat de Palikao », « La Prise du fort de San Xavier devant Puebla » — une chronique en peinture des guerres du Second Empire.
Il illustre par ailleurs les romans d'Alexandre Dumas, dont « Les Trois Mousquetaires », et le « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo : le même trait sert la bataille rangée et le roman de cape et d'épée.
Il meurt à Boulogne le 11 juillet 1875. Le buste posé sur sa tombe de la division 49 est plus ancien que sa mort : Devaulx l'avait sculpté en 1855 et dédié « à son ami J. A. Beaucé ».
La sépulture
Un buste de bronze signé François Théodore Devaulx, et une date qui surprend : 1855, vingt ans avant la mort du peintre, avec la dédicace « à son ami J. A. Beaucé ». Le portrait est donc un cadeau d'amitié devenu monument. Sous lui, un bas-relief où des palmes soutiennent une croix de la Légion d'honneur. L'inscription se lit comme un état de service : « À Jean Adolphe Beauce, peintre d'histoire attaché aux armées françaises. Afrique, Italie, Syrie, Mexique, France » — le nom gravé sans l'accent que portent les notices.
Sur place, ne manquez pas
La dédicace gravée sur le buste — « à son ami J. A. Beaucé », 1855 — et la liste des campagnes sous le nom : Afrique, Italie, Syrie, Mexique, France.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Jean-Adolphe Beaucé ?
En division 49, chemin Casimir-Delavigne, troisième ligne, dans la partie centrale du cimetière. Un buste de bronze la surmonte, au-dessus d'un bas-relief où des palmes soutiennent une croix de la Légion d'honneur.
Antoine-Louis BaryeQu'a peint Jean-Adolphe Beaucé ?
Les guerres du Second Empire, d'après nature : « La Prise de la smala d'Abd el-Kader », « La Bataille de Solférino », « Le Combat de Palikao », « La Prise du fort de San Xavier devant Puebla ». Il suivait les colonnes au lieu de reconstituer en atelier.
François BazinQuelles campagnes a-t-il suivies ?
L'Algérie, la Crimée, l'Italie, la Syrie et le Mexique, puis l'armée du Rhin en 1870, avec laquelle il fut assiégé dans Metz. L'épitaphe les énumère comme un état de service : « Afrique, Italie, Syrie, Mexique, France ».
Paul BaudryLe buste de sa tombe est-il posthume ?
Non, et c'est sa particularité : François Théodore Devaulx l'a sculpté en 1855, vingt ans avant la mort du peintre, avec la dédicace « à son ami J. A. Beaucé ». Un portrait d'amitié devenu monument funéraire.
Albert BartholoméAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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