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Portrait de Paul BAUDRY
Arts & création

Paul BAUDRY

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Peintre.

Baudry, fils d'un sabotier vendéen, entra aux Beaux-Arts grâce à une bourse de sa commune et partagea en 1850 le grand prix de Rome avec Bouguereau. Il décora les hôtels particuliers que le Second Empire faisait bâtir, et accessoirement d'une pâtisserie de la rue Montorgueil. Napoléon III lui confia le foyer de l'Opéra de Garnier : dix ans de travail, trente-trois panneaux. Il dessina aussi un billet de cent francs.

EmplacementAvenue Principale, 1ʳᵉ ligne
Division4
Dates1828 – 1886

L'histoire

Fils d'un sabotier de La Roche-sur-Yon, né le 7 novembre 1828, Baudry entre en 1844 à l'École des beaux-arts grâce à une bourse municipale, dans l'atelier de Michel Martin Drolling. En 1850, il partage le grand prix de Rome avec William Bouguereau et passe quatre ans à la villa Médicis, où il se spécialise dans l'art vénitien.

Il devient le décorateur des grandes demeures du Second Empire : hôtel Fould en 1854, hôtel Galliera en 1863, hôtel de la Païva. On lui doit aussi, plus modestement, les décors de la pâtisserie Stohrer, rue Montorgueil.

Napoléon III lui confie le décor du grand foyer de l'Opéra que construit Charles Garnier : dix années de travail, trente-trois panneaux, une somme d'histoire de la musique peinte à l'italienne. C'est l'œuvre qui a fait son nom.

Élu à l'Académie des beaux-arts en 1870, il dessine le billet de cent francs bleu que la Banque de France émet en 1882. Il préparait la décoration du Panthéon quand il meurt.

Il meurt à Paris le 17 janvier 1886, rue Notre-Dame-des-Champs. Par arrêté préfectoral du 11 mai suivant, la Ville lui accorde gratuitement une concession à perpétuité en division 4 ; ses amis financent le monument, classé depuis le 21 mars 1983.

La sépulture

Le monument est classé depuis le 21 mars 1983. Son frère, l'architecte Ambroise Baudry, en a dessiné l'architecture : un sarcophage surmonté d'une pyramide de marbre noir, adossés à une large stèle de marbre gris, avec le buste du peintre par Paul Dubois au sommet. Deux bronzes d'Antonin Mercié, datés 1887 et fondus par la maison Barbedienne, l'encadrent : à gauche La Douleur, femme voilée appuyée sur le sarcophage, qui fixe une palette, des pinceaux et une palme ; à droite La Renommée, qui plane et dépose une couronne de laurier sur la tête de Baudry. L'inscription dit simplement d'où vient l'ensemble : « À Paul Baudry, ses admirateurs et ses amis ».

Sur place, ne manquez pas

La palette et les pinceaux que fixe La Douleur, à gauche du sarcophage, et la couronne que La Renommée dépose sur le buste.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Paul Baudry ?

En division 4, avenue Principale, première ligne, à quelques minutes de l'entrée principale. Le monument, classé depuis 1983, se repère à sa pyramide de marbre noir et aux deux bronzes qui l'encadrent.

Albert Bartholomé

Qu'a peint Paul Baudry à l'Opéra ?

Le décor du grand foyer de l'Opéra Garnier, commandé par Napoléon III : dix années de travail et trente-trois panneaux consacrés à l'histoire de la musique, peints à la manière vénitienne qu'il avait étudiée à Rome.

François Bazin

Qui a payé son monument ?

Ses admirateurs et ses amis, comme le dit l'inscription. La concession, elle, fut attribuée gratuitement par la Ville de Paris, par arrêté préfectoral du 11 mai 1886, quatre mois après la mort du peintre.

Charles Amouroux

Que représentent les deux bronzes ?

La Douleur, à gauche, femme voilée appuyée sur le sarcophage, fixant une palette et des pinceaux ; La Renommée, à droite, qui plane et dépose une couronne de laurier sur la tête du peintre. Les deux sont d'Antonin Mercié, datées 1887.

Ferdinand Barbedienne

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