Retour aux tombes
Portrait de Pierre-Jean de BÉRANGER
Chanson & musique populaire

Pierre-Jean de BÉRANGER

Voir sur
le plan

Chansonnier et poète.

Ses chansons furent le journal politique de ceux qui ne lisaient pas : « Le Roi d'Yvetot », en 1821, le fit porte-drapeau du libéralisme et lui valut la prison. Elles préparèrent les Trois Glorieuses de 1830. Il avait demandé à partager la tombe de son ami le tribun Manuel.

EmplacementChemin du Dragon, 5ᵉ ligne
Division28
Dates1780 – 1857

L'histoire

Pierre-Jean de Béranger naît à Paris le 19 août 1780 et passe une jeunesse démunie à Péronne. Il devient chansonnier, et ses chansons deviennent le journal politique des illettrés.

« Le Roi d'Yvetot », écrit en mai 1813, ouvre la série des chansons qui font de lui le porte-drapeau du libéralisme sous la Restauration. Le recueil de 1821 lui vaut un procès et la prison, on le chante partout : de son vivant, on le tenait pour supérieur à Hugo et à Lamartine.

Ses chansons préparent les Trois Glorieuses de juillet 1830, dont il est l'un des instigateurs. Louis-Philippe arrivé, il refuse les honneurs et se retire — c'est ce refus qui achève sa légende.

Il vit avec sa compagne Judith Frère, morte la même année que lui, et se lie d'une amitié durable avec le tribun libéral Jacques-Antoine Manuel, mort en 1827.

Il meurt le 16 juillet 1857. L'émotion populaire est telle que la police doit écarter la foule. Il est inhumé, selon sa volonté, dans le tombeau de Manuel — une concession achetée trente ans plus tôt par le banquier Jacques Laffitte.

La sépulture

Le tombeau n'est pas le sien : c'est celui de Jacques-Antoine Manuel, mort trente ans plus tôt, dans une concession achetée par le banquier Jacques Laffitte. La plaque de fonte porte l'essentiel : « Béranger, poète national, né à Paris le 19 août 1780, mort le 16 juillet 1857 », puis sa volonté — « Je veux être inhumé dans le tombeau de mon ami Manuel. » Deux médaillons de bronze de David d'Angers, datés de 1827, surmontent l'ensemble. La concession est entretenue gratuitement par la Ville de Paris.

Sur place, ne manquez pas

La phrase gravée sur la plaque de fonte : « Je veux être inhumé dans le tombeau de mon ami Manuel. »

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Béranger ?

En division 28, chemin du Dragon, cinquième ligne, dans la partie ancienne et haute du cimetière — la même division que Beaumarchais, Barras et le général Foy. Il partage la tombe de son ami Manuel.

Jacques-Antoine Manuel

Pourquoi repose-t-il avec Manuel ?

Parce qu'il l'avait demandé, et l'inscription le rappelle : « Je veux être inhumé dans le tombeau de mon ami Manuel. » Le tribun libéral était mort trente ans plus tôt, en 1827.

Alexandre Ledru-Rollin

Pourquoi était-il si populaire ?

Parce que ses chansons servaient de journal politique à ceux qui ne lisaient pas. Porte-drapeau du libéralisme sous la Restauration, il fut condamné et emprisonné, et on le tenait de son vivant pour supérieur à Hugo et à Lamartine.

Jean-Baptiste Clément

Quel fut son rôle en 1830 ?

Il fut l'un des instigateurs des Trois Glorieuses, que ses chansons avaient préparées. Louis-Philippe arrivé au pouvoir, il refusa les honneurs et se retira : ce refus a achevé sa légende.

Casimir Périer

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi