
Banquier devenu président du Conseil, Casimir Périer forma son ministère en mars 1831 et prit en même temps l'Intérieur. Fils d'un des fondateurs de la Banque de France, il avait fait fortune dans les armements maritimes et les mines d'Anzin avant d'entrer à la Chambre. Stendhal, qui l'avait connu jeune, le disait alors le plus beau de Paris. Il meurt en 1832.
L'histoire
Casimir Périer naît le 11 octobre 1777 à Grenoble, cinquième enfant de Claude Perier, banquier dauphinois et cofondateur de la Banque de France. Stendhal, qui l'a connu jeune, le décrivait comme « peut-être alors le plus beau des jeunes gens de Paris », sombre, sauvage, « ses beaux yeux montraient de la folie ».
Conscrit à l'armée d'Italie en 1798, il se distingue à San Giuliano près de Mantoue, puis quitte l'armée à la mort de son père et fonde avec son frère Scipion une maison de banque — armements maritimes, mines d'Anzin.
Élu député de la Seine en 1817, il publie deux brochures financières très remarquées contre un emprunt gouvernemental et devient l'une des voix de l'opposition libérale. Il signe l'adresse des 221.
Le 13 mars 1831, il forme son ministère : président du Conseil et ministre de l'Intérieur, il résume sa politique d'une formule — « au-dedans, l'ordre sans sacrifice pour la liberté ; au-dehors, la paix sans qu'il en coûte rien à l'honneur ». C'est le juste milieu.
Le 6 avril 1832, il accompagne le duc d'Orléans à l'Hôtel-Dieu visiter des malades du choléra, après avoir lui-même ordonné le renforcement des contrôles sanitaires. Il en meurt le 16 mai 1832. Son petit-fils Jean Casimir-Perier sera président de la République en 1894.
La sépulture
Un mausolée élevé en 1837 par souscription publique, sur une concession de la Ville de Paris, pour 58 650 francs. L'architecte est Achille Leclère, le sculpteur Jean-Pierre Cortot — ni l'un ni l'autre n'a signé, mais l'inscription les nomme. Une statue en pied plus grande que nature domine l'ensemble ; trois figures l'entourent, l'Éloquence en façade, la Justice à droite, la Fermeté à gauche. Le texte gravé est un éloge : « sept fois élu député, président du conseil des ministres sous le règne de Louis-Philippe Ier, il défend avec éloquence et courage l'ordre et la liberté dans l'intérieur, la paix et la dignité nationale à l'extérieur. La reconnaissance publique a érigé ce monument. » L'avenue qui mène au Grand Rond porte son nom.
Sur place, ne manquez pas
Les trois allégories des flancs — l'Éloquence, la Justice, la Fermeté — et la statue en pied, plus grande que nature.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Casimir Périer ?
En division 13, au carrefour du Grand Rond, au bout de l'avenue qui porte son nom. Le mausolée, avec sa statue en pied plus grande que nature, est l'un des plus monumentaux du Père-Lachaise.
Alain BashungQui a construit son mausolée ?
L'architecte Achille Leclère et le sculpteur Jean-Pierre Cortot, en 1837, sur une souscription publique et une concession de la Ville de Paris. Le monument a coûté 58 650 francs et a été restauré depuis.
François-Adrien BoieldieuComment est-il mort ?
Du choléra, le 16 mai 1832. Il avait accompagné le duc d'Orléans à l'Hôtel-Dieu le 6 avril pour visiter des malades de l'épidémie — après avoir lui-même ordonné le renforcement des contrôles sanitaires.
Le baron HaussmannQue représentent les trois statues ?
L'Éloquence en façade, la Justice sur le côté droit, la Fermeté sur le gauche — les trois vertus que la souscription publique voulait retenir de lui. L'inscription loue « l'ordre et la liberté dans l'intérieur, la paix et la dignité nationale à l'extérieur ».
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