Retour aux tombes
Portrait de Pierre-François PERCY
Sciences & médecine

Pierre-François PERCY

Voir sur
le plan

Chirurgien militaire.

Jusqu'à lui, on attendait la fin des combats pour relever les blessés, qui mouraient sur le terrain. Chirurgien en chef de la Grande Armée, il conçut des ambulances chirurgicales capables de suivre les troupes et créa le corps des brancardiers, chargés de ramasser les hommes sous le feu.

EmplacementCarrefour du Grand Rond, 1ʳᵉ ligne
Division18
Dates1754 – 1825

L'histoire

Né en 1754 à Montagney, fils de chirurgien, Pierre-François Percy entre au service des armées et y passe sa vie. La chirurgie militaire de l'Ancien Régime consiste à attendre la fin des combats pour relever ce qui peut l'être : les blessés meurent sur le terrain, d'hémorragie et de froid, et une plaie par balle laissée douze heures sans soin ne laisse presque aucune chance. Les armées perdaient plus d'hommes après la bataille que pendant.

Percy renverse le principe. Il conçoit des ambulances chirurgicales mobiles — le « wurst », voiture longue portant chirurgiens et instruments — capables de suivre les troupes et d'intervenir au plus près de la ligne. Avec Larrey, qui développe de son côté les ambulances volantes, il fonde l'idée que le secours doit aller au blessé, et non l'inverse. Le principe paraît évident aujourd'hui ; il supposait alors de faire entrer des non-combattants et du matériel lourd dans la zone des tirs.

Il crée le corps des chirurgiens brancardiers, chargés de relever les hommes sous le feu, et le dote d'une organisation, d'un matériel propre et d'une place reconnue dans l'ordre de bataille — l'ancêtre direct des brancardiers que toutes les armées entretiennent aujourd'hui. Il sert dans les campagnes de la Révolution puis de l'Empire, opérant sur tous les fronts, et devient chirurgien en chef de la Grande Armée puis baron d'Empire. Il laisse un Manuel du chirurgien d'armée.

Il meurt en 1825, à soixante-dix ans. Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe parmi ceux des grands serviteurs de l'Empire, et un hôpital militaire de Clamart le porte. L'idée qu'il a imposée — soigner pendant la bataille, pas après — est passée dans toutes les armées du monde et structure encore la traumatologie civile, des accidents de la route aux attentats. Son épitaphe, en division 18, tient en une phrase : « Il fut le père des chirurgiens militaires. »

Sur place, ne manquez pas

Son nom est ailleurs, et en grand : gravé sur l'Arc de Triomphe, parmi une liste presque entièrement composée de généraux.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Pierre-François Percy ?

En division 18 du Père-Lachaise, celle du mathématicien Hachette, au carrefour du Grand Rond. Son épitaphe tient en une phrase : « Il fut le père des chirurgiens militaires. »

Jean Nicolas Pierre Hachette

Qu'a-t-il changé à la médecine de guerre ?

Le principe même : avant lui, on attendait la fin des combats pour relever les blessés, qui mouraient sur le terrain. Il conçut des ambulances mobiles suivant les troupes et un corps de brancardiers relevant les hommes sous le feu.

François Magendie

Quel lien avec Larrey ?

Ils ont mené la même révolution par deux voies : Larrey développait les ambulances volantes quand Percy concevait le « wurst », voiture longue portant chirurgiens et instruments. Ensemble ils imposent que le secours aille au blessé.

Xavier Bichat

Son nom est-il sur l'Arc de Triomphe ?

Oui, parmi ceux des grands serviteurs de l'Empire — cas rare pour un médecin, dans une liste presque entièrement composée de généraux. Un hôpital militaire de Clamart porte également son nom. Il fut fait baron d'Empire pour ces services.

Louis François Lejeune

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi