
Léon Milo découvrit les timbales à quinze ans, entra à la Juilliard School et joua sous la direction de Bernstein, Karajan et Boulez. Percussionniste en Israël, puis boursier Fulbright à Paris en 1989, il se tourna vers la composition assistée par ordinateur et travailla à l'IRCAM. Il collabora aussi avec le designer Arik Levy. Trois éléments seulement le désignent aujourd'hui.
L'histoire
Né à Los Angeles le 10 décembre 1956 et élevé sur les collines d'Hollywood, le percussionniste Léon Milo étudie auprès de Bill Douglass, Charles Flores et Joe Porcaro. William Kraft l'initie aux timbales à quinze ans.
Il entre à la Juilliard School en 1975 — timbales avec Saul Goodman, composition avec Stanley Wolfe — et joue sous la direction de Bernstein, Solti, Karajan et Boulez. Master of Music en 1980.
Il est percussionniste de l'Israeli Sinfonietta de Beer-Sheva de 1981 à 1984, puis rencontre Luciano Berio, ce qui le conduit à étudier auprès de Leonard Stein.
Une bourse Fulbright l'amène à Paris en 1989 : il travaille avec Gilbert Amy, suit les master classes de Tristan Murail et Betsy Jolas à Fontainebleau, obtient la bourse Nadia-et-Lili-Boulanger.
Il se tourne vers la composition assistée par ordinateur — l'UPIC, puis l'IRCAM en 1998 —, collabore avec le designer Arik Levy (Pompidou 2005, Swarovski Crystal Palace à Milan 2009), fonde l'ensemble Interact-Son et le duo Pianowaves. Il meurt le 31 août 2014.
La sépulture
Une sépulture sobre dont l'inscription tient en un nom et deux dates : « Léon MILO, 1956-2014 ». Rien de la Juilliard, rien de Karajan, rien de l'IRCAM. Rien non plus des huit heures qu'il improvisa en 2007 au festival Borealis de Bergen, en Norvège, avec les seuls sons que le public lui avait apportés — ni de la chanson de Björk qu'il transcrivit pour piano et électronique.
Sur place, ne manquez pas
Une inscription de trois éléments — « Léon MILO, 1956-2014 » — pour un percussionniste qui a joué sous Karajan et Boulez avant de composer par ordinateur.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Léon Milo ?
En division 62, chemin Luzarraga, troisième ligne, sous une inscription de trois éléments : « Léon MILO, 1956-2014 ». La division est aussi celle du cinéaste kurde Yılmaz Güney et de l'écrivain Joseph Joffo.
Joseph JoffoSous quels chefs a joué Léon Milo ?
Bernstein, Solti, Karajan et Boulez — quatre des plus grands du siècle. Il était timbalier, formé à la Juilliard School à partir de 1975, et avait été initié à l'instrument par William Kraft à quinze ans.
Jean-Jacques GrunenwaldPourquoi est-il venu en France ?
Par une bourse Fulbright, en 1989. Il travaille ensuite avec Gilbert Amy, suit les master classes de Tristan Murail et Betsy Jolas à Fontainebleau, et obtient la bourse Nadia-et-Lili-Boulanger. Il resta en France jusqu'à sa mort.
Jean FrançaixQue faisait-il à l'IRCAM ?
De la composition assistée par ordinateur : il avait travaillé sur l'UPIC, le système de Xenakis, avant d'entrer à l'IRCAM en 1998. Il collaborait aussi avec le designer Arik Levy, au Centre Pompidou en 2005 et au Swarovski Crystal Palace de Milan en 2009.
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