
Carlos Cruz-Diez, né à Caracas en 1923, dirigea la création d'une agence de publicité avant de venir à l'art. Il s'installe à Paris en 1960 et consacre soixante années à une seule question, celle de la couleur tenue pour un événement, née de l'œil qui regarde plutôt que du pigment. On voit ses œuvres au Centre Pompidou comme à la Tate Modern. Ses cendres ont trouvé place dans une chapelle du début du XIXᵉ siècle, devenue case cinéraire.
L'histoire
Une chapelle de style Empire, reconvertie en case cinéraire : c'est là que reposent ses cendres. La porte de fonte moulée mérite un regard — des flambeaux convergeant vers un sablier ailé, tout le vocabulaire du temps qui passe, pour un artiste mort en 2019.
Né à Caracas le 17 août 1923, formé à l'École des beaux-arts de la ville, il fut d'abord directeur créatif de McCann-Erickson Venezuela : la publicité avant l'art. Installé à Paris en 1960, il consacre soixante ans à un seul sujet — la couleur comme événement, autonome, produite par l'œil du spectateur plutôt que par le pigment. Physichromies, inductions chromatiques, couleur additive.
Il enseigne les techniques cinétiques à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1972-1973, devient français en 2008 et officier de la Légion d'honneur en 2012. Ses œuvres sont au Centre Pompidou, à la Tate Modern, au MoMA, à Houston.
Il meurt à Paris le 27 juillet 2019. Deux inscriptions le nomment, et toutes deux le disent « artiste peintre » — le mot le plus simple, pour une œuvre qui n'a cessé de contester le pigment.
La sépulture
Une case cinéraire aménagée dans une ancienne chapelle de style Empire, reconvertie — solution de plus en plus employée au Père-Lachaise, où les concessions anciennes reprises deviennent des columbariums privés. La porte de fonte moulée mérite un regard : des flambeaux convergeant vers un sablier ailé, tout le vocabulaire du temps qui passe. Deux inscriptions le nomment : « Carlos, CRUZ-DIEZ, artiste peintre, 1923 – 2019 » et « Carlos Eduardo, CRUZ-DIEZ, 17/08/1923 – 27/07/2019, artiste peintre ».
Sur place, ne manquez pas
La porte de fonte moulée de la chapelle : des flambeaux qui convergent vers un sablier ailé. Un décor funéraire du début du XIXᵉ siècle pour un artiste mort en 2019.
Les questions des visiteurs
Où reposent les cendres de Carlos Cruz-Diez ?
En division 8, chemin de l'Ancienne Porte, cinquième ligne : une case cinéraire aménagée dans une ancienne chapelle de style Empire reconvertie. La porte de fonte porte des flambeaux convergeant vers un sablier ailé.
Georges CuvierQu'est-ce que l'art cinétique de Cruz-Diez ?
Une recherche sur la couleur comme événement : autonome, produite par l'œil du spectateur plutôt que par le pigment. Physichromies, inductions chromatiques, couleur additive — soixante ans sur un seul sujet.
Geneviève ClaisseD'où venait Carlos Cruz-Diez ?
Du Venezuela : né à Caracas en 1923, formé à l'École des beaux-arts de la ville, puis directeur créatif de McCann-Erickson Venezuela en 1946. Il s'installe à Paris en 1960 et devient français en 2008.
Huang Yong PingOù voit-on ses œuvres ?
Au Centre Pompidou, à la Tate Modern, au MoMA et à Houston, entre autres. Il enseignait les techniques cinétiques à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1972-1973 ; la Légion d'honneur lui vint en 2012.
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