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Portrait de Jules MICHELET
Écrivains & poètes

Jules MICHELET

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Historien.

Jules Michelet, fils d'imprimeur, écrivit une histoire de France où le peuple tient un rôle et où la phrase avance comme un récit. Son Histoire de la Révolution lui coûta sa chaire : suspendu, puis révoqué en 1851 pour avoir refusé le serment à Napoléon III. Il militait pour la crémation, alors interdite. Il fallut deux ans pour ramener son corps à Paris, et dix mille personnes suivirent.

EmplacementAvenue Eugène Delacroix, 1ʳᵉ ligne
Division52
Dates1798 – 1874

L'histoire

Jules Michelet naît à Paris en 1798, fils d'imprimeur. Titulaire d'une chaire au Collège de France, il écrit une histoire de France qui n'est pas une chronique de rois : le peuple y est un personnage, et la prose y a le rythme d'un récit.

Son « Histoire de la Révolution française », publiée de 1847 à 1853, est son grand livre. Elle vaut aussi ses ennuis : suspendu de sa chaire en 1849, il est destitué en 1851 pour avoir refusé de prêter serment à Napoléon III.

Il voulait être incinéré, sans cérémonie religieuse. La crémation était alors interdite en France : elle ne sera autorisée qu'en 1887, treize ans après sa mort. Son vœu ne fut pas exaucé.

Il meurt à Hyères, dans le Var, en 1874. Il faut deux ans pour ramener sa dépouille à Paris : il est inhumé le 18 mai 1876, dix mille personnes dans le cortège.

Son monument de la division 52 est inauguré en 1882, financé par une souscription internationale : dix nations y sont gravées, de la Grèce au Portugal, de la Hongrie à la Roumanie. Sa seconde femme, Adèle Athénaïs, morte en 1899, repose avec lui.

La sépulture

Un monument de marbre blanc inauguré en 1882, dû au sculpteur Antonin Mercié et à l'architecte Jean-Louis Pascal. L'historien est en gisant sur un sarcophage, la plume à la main, et au-dessus de lui « L'Histoire », jeune femme tenant un rouleau où se lit « Histoire de France ». La devise gravée est de lui : « L'histoire est une résurrection. » Une autre inscription reprend ses propres mots : « Que Dieu reçoive mon âme reconnaissante de tant de bien, de tant d'années laborieuses, de tant d'amitiés. » Enfin, sous « À Jules Michelet, souscription internationale », dix nations sont nommées — de la Grèce à la Roumanie, de la Pologne au Portugal.

Sur place, ne manquez pas

La plume à la main du gisant, le rouleau de « L'Histoire » au-dessus, et la liste des dix nations souscriptrices gravée sur la pierre.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Jules Michelet ?

En division 52, avenue Delacroix, première ligne. Le gisant de marbre blanc, où l'historien tient sa plume sous la figure de « L'Histoire », est l'un des monuments les plus remarquables du cimetière.

Eugène Delacroix

Que représente son monument ?

Michelet allongé sur un sarcophage, la plume à la main, et au-dessus de lui « L'Histoire » sous la forme d'une jeune femme tenant un rouleau intitulé « Histoire de France ». Le tout est d'Antonin Mercié, inauguré en 1882.

Adolphe Thiers

Qui a payé son monument ?

Une souscription internationale, dont les dix nations participantes sont gravées sur la pierre : France, Angleterre, Grèce, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Suisse. L'historien de la Révolution était lu dans toute l'Europe.

François-Adrien Boieldieu

Pourquoi a-t-il perdu sa chaire ?

Pour avoir refusé de prêter serment à Napoléon III : suspendu en 1849, il fut destitué en 1851. François Arago, la même année, refusa de même et fut laissé à l'Observatoire — le régime ne traitait pas tout le monde pareil.

François Arago

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