
Guillou tenait, à douze ans, l'orgue de Saint-Serge, dans sa ville d'Angers, avant d'étudier auprès de Marcel Dupré, de Duruflé et de Messiaen. Il prend en 1963 la suite d'André Marchal au grand orgue de Saint-Eustache et le tient jusqu'en 2015 : cinquante-deux ans au même clavier. Il est dit ici organiste, compositeur et poète, et trois vers de sa main le prouvent : « Ici, le temps est vertical. »
L'histoire
« Ici, le temps est vertical. Dans l'étincelle dernière du soleil. Dans l'attente étirée de l'aube. » L'épitaphe est un poème de sa main — peu de pierres du Père-Lachaise en portent, et moins encore écrits par le mort.
Né à Angers le 18 avril 1930, Jean Guillou est titulaire de l'orgue de Saint-Serge d'Angers à douze ans. Il étudie ensuite au Conservatoire de Paris avec Marcel Dupré pour l'orgue, Maurice Duruflé pour l'harmonie et Olivier Messiaen pour l'analyse, enseigne à l'Instituto di Musica Sacra de Lisbonne en 1955, puis s'installe à Berlin en 1958.
En 1963, il succède à André Marchal aux grandes orgues de Saint-Eustache. Il y restera jusqu'en 2015 : cinquante-deux ans au même clavier. Il meurt le 26 janvier 2019, et l'inscription de la division 44 le dit « organiste compositeur poète » — trois métiers, et le poème qui suit prouve le troisième.
La sépulture
Une sépulture ornée d'un médaillon de bronze, dont l'inscription énumère d'abord trois métiers — « Jean GUILLOU, 18 avril 1930, 26 janvier 2019, organiste compositeur poète » — puis devient un poème en trois vers : « Ici, le temps est vertical. Dans l'étincelle dernière du soleil. Dans l'attente étirée de l'aube. » Peu d'épitaphes du Père-Lachaise sont des poèmes, et moins encore de la main du mort.
Sur place, ne manquez pas
Un médaillon de bronze, et une épitaphe en trois vers de sa main : « Ici, le temps est vertical. Dans l'étincelle dernière du soleil. Dans l'attente étirée de l'aube. »
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Jean Guillou ?
En division 44, avenue Eugène-Delacroix, deuxième ligne, sous un médaillon de bronze. L'inscription le dit « organiste compositeur poète » et se poursuit par trois vers de sa main. Il fut titulaire des grandes orgues de Saint-Eustache pendant cinquante-deux ans.
Allan KardecQue dit son épitaphe ?
Trois vers : « Ici, le temps est vertical. Dans l'étincelle dernière du soleil. Dans l'attente étirée de l'aube. » Peu d'épitaphes du Père-Lachaise sont des poèmes, et moins encore de la main du défunt.
Gabriel PiernéCombien de temps fut-il à Saint-Eustache ?
Cinquante-deux ans : titulaire des grandes orgues depuis 1963, à la succession d'André Marchal, il a occupé le poste jusqu'en 2015, quatre ans avant sa mort. Il était organiste titulaire à Angers dès douze ans.
Jean-Jacques GrunenwaldQui l'a formé ?
Trois maîtres au Conservatoire de Paris : Marcel Dupré pour l'orgue, Maurice Duruflé pour l'harmonie et Olivier Messiaen pour l'analyse. Il enseigna ensuite à Lisbonne dès 1955, avant Berlin et Paris.
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