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Portrait de Gerda TARO
Arts & création

Gerda TARO

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Photojournaliste de guerre.

Gerda Taro s'appelait Gerda Pohorylle et fuyait l'Allemagne nazie quand elle rencontra à Montparnasse un jeune Hongrois. Ils s'inventèrent deux noms de guerre pour placer leurs images auprès de journaux qui aimaient mieux les Américains que les réfugiés : il devint Robert Capa, elle Gerda Taro. Elle couvrit seule la guerre d'Espagne et fut tuée à vingt-six ans, écrasée par un char à Brunete.

EmplacementAvenue Circulaire, 2ᵉ ligne
Division97
Dates1910 – 1937

L'histoire

Gerda Pohorylle naît à Stuttgart le 1ᵉʳ août 1910, dans une famille juive polonaise. Militante, arrêtée par les nazis, elle fuit l'Allemagne en 1933 et rencontre l'année suivante, à Montparnasse, un jeune Hongrois nommé Endre Friedmann.

Ils inventent ensemble deux noms de guerre : il devient Robert Capa, elle Gerda Taro. Le pseudonyme leur sert d'abord à vendre des photographies à des rédactions qui préféraient les Américains aux réfugiés.

Ils couvrent la guerre d'Espagne du côté républicain. Elle y travaille bientôt seule, pour le journal « Ce soir » : les combats, les bombardements de Valence, les femmes qui s'entraînent au tir. Elle a vingt-six ans et est la première femme photographe de presse sur un front.

Le 25 juillet 1937, à la bataille de Brunete, elle est écrasée par un char en se retirant. Elle meurt le lendemain à l'hôpital — première femme photographe de guerre tuée dans l'exercice de son métier.

Ses obsèques, le 1ᵉʳ août 1937 — jour de ses vingt-sept ans — rassemblent une foule immense. Giacometti sculpte pour sa tombe un faucon Horus. En 1942, les nazis font effacer l'inscription ; une plaque, posée depuis, rétablit son nom, son métier et la date de sa mort.

La sépulture

La tombe porte une sculpture de faucon Horus attribuée à Alberto Giacometti, non signée — l'une des rares œuvres du sculpteur au Père-Lachaise. Son histoire est celle d'un effacement : en 1942, les nazis firent rayer l'inscription originale. Deux textes cohabitent aujourd'hui, et ils ne s'accordent pas. La stèle porte « Gerda Taro, 1911-1937 » ; la plaque commémorative ajoutée rétablit la vérité et le métier : « Gerda Taro, 1910-1937, reporter photographe à Ce soir, tuée le 25 juillet 1937 sur le front de Brunete, en Espagne, dans l'exercice de sa profession. »

Sur place, ne manquez pas

Le faucon de Giacometti, puis les deux dates de naissance qui se contredisent : 1911 sur la stèle, 1910 sur la plaque.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Gerda Taro ?

En division 97, avenue Circulaire, deuxième ligne — la division de Maurice Thorez, de Paul Éluard et de la stèle d'Henri Barbusse. Une sculpture de faucon Horus, due à Giacometti, la surmonte.

Henri Barbusse

Comment est-elle morte ?

Écrasée par un char le 25 juillet 1937, lors de la bataille de Brunete, en Espagne, alors qu'elle se retirait du front. Elle est morte le lendemain à l'hôpital, à vingt-six ans, en couvrant la guerre pour le journal « Ce soir ».

Paul Éluard

Est-il vrai que les nazis ont effacé son nom ?

Oui, en 1942 : l'inscription originale de la tombe fut rayée. Une plaque commémorative posée depuis a rétabli son nom, sa fonction de reporter photographe et la date de sa mort sur le front de Brunete.

Maurice Thorez

Quel était son lien avec Robert Capa ?

Ils ont inventé ensemble leurs deux pseudonymes à Montparnasse : Endre Friedmann est devenu Robert Capa, et Gerda Pohorylle Gerda Taro. Ils ont couvert la guerre d'Espagne ensemble avant qu'elle ne travaille seule.

Nadar

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