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Portrait de Georges RODENBACH
Légendes & amour

Georges RODENBACH

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Poète et romancier belge.

Rodenbach, poète belge du symbolisme, ami de Mallarmé et de Verlaine, a écrit en 1892 le livre qui fixa l'image de Bruges pour un siècle. Un veuf s'enterre dans une ville choisie pour sa ressemblance avec son chagrin, et trente-cinq photographies de Bruges accompagnent le récit : aucun roman n'en avait porté avant lui. Son bronze soulève d'une main le couvercle de pierre et tient une rose de l'autre. Bruges en garda longtemps rancune.

EmplacementChemin Bernard, 1ʳᵉ ligne
Division15
Dates1855 – 1898

L'histoire

Georges Rodenbach naît à Tournai en 1855, mais c'est à Paris qu'il devient l'un des poètes du symbolisme, ami de Mallarmé, de Verlaine et d'Edmond de Goncourt.

« Bruges-la-Morte » paraît en 1892 et fait sa gloire. Un veuf s'installe dans une ville choisie pour sa ressemblance avec son chagrin. Trente-cinq vues photographiques de Bruges courent entre les pages : c'est le premier roman illustré de photographies.

Le livre fixe l'image de Bruges pour un siècle, et la ville en gardera longtemps rancune à son auteur. En 1920, Korngold en tire son opéra, « Die tote Stadt ». Rodenbach n'aura rien connu de cette postérité : il meurt à Paris le 25 décembre 1898, jour de Noël, à quarante-trois ans.

Quatre ans plus tard, Charlotte Besnard sculpte en division 15 le monument qu'on vient voir : le poète en bronze, à demi relevé, repousse d'une main le couvercle de son tombeau et tient une rose de l'autre, la pierre figurée brisée sous son effort. Aucun autre monument du cimetière ne montre un mort en train d'en sortir. C'est aussi l'un des plus photographiés.

La sépulture

La sépulture est l'une des plus photographiées par les visiteurs du Père-Lachaise, et la seule dont le sujet soit une résurrection. Charlotte Besnard a sculpté en 1902 le poète en bronze, à demi relevé, repoussant d'une main le couvercle de son tombeau, une rose dans l'autre — la pierre est figurée brisée sous son effort. L'inscription, en regard, ne dit rien : « Georges Rodenbach, 1855-1898 ». Tout est dans le geste.

Sur place, ne manquez pas

Les deux mains du bronze : l'une soulève la dalle, l'autre tient une rose.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Georges Rodenbach ?

En division 15, chemin Bernard, première ligne, dans la partie basse du cimetière — le chemin où repose aussi le photographe Gilles Caron. La sculpture de bronze, où le poète sort de son tombeau, la rend impossible à manquer.

Les écrivains du Père-Lachaise

Que représente la sculpture de sa tombe ?

Le poète lui-même, en bronze, à demi relevé, repoussant d'une main le couvercle de son tombeau et tenant une rose de l'autre. L'œuvre est de Charlotte Besnard, datée de 1902, quatre ans après sa mort.

Étienne-Gaspard Robertson

Qu'est-ce que « Bruges-la-Morte » ?

Son roman de 1892. Un veuf s'installe dans une ville choisie pour sa ressemblance avec son chagrin, et trente-cinq vues photographiques de Bruges courent entre les pages : c'est le premier roman illustré de photographies.

Nadar

Son livre a-t-il inspiré un opéra ?

Oui, « Die tote Stadt » d'Erich Korngold, créé en 1920. Le roman avait fixé l'image de Bruges pour un siècle entier, au point que la ville en garda longtemps rancune à son auteur.

Gérard de Nerval

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