
Roland apprit le dessin dans une école de Lille, puis entra chez Augustin Pajou, avec qui il décora Versailles. En 1771, il passa cinq années en Italie qu'il paya de sa poche, sans bourse d'aucune sorte. Grand prix de Rome au retour, professeur aux Beaux-Arts, il laissa quantité d'œuvres publiques. Deux marbres l'accompagnent, un Homère qui chante et un médaillon de son visage, ni signés ni datés.
L'histoire
À Pont-à-Marcq, près de Lille, Philippe-Laurent Roland commence sa formation à l'École de dessin de Lille, puis entre dans l'atelier d'Augustin Pajou, avec qui il collabore à la décoration du palais de Versailles — l'une des grandes commandes de l'époque.
En 1771, il part cinq ans en Italie — à ses propres frais, sans bourse ni prix de Rome. De retour, il est reçu à l'Académie royale en 1781, puis nommé professeur à l'École des beaux-arts, où il succède à Louis-Simon Boizot et enseigne jusqu'à sa mort en 1816.
Sa tombe en division 44, chemin du Quinconce, porte deux marbres ni signés ni datés : un bas-relief d'Homère chantant ses poésies, attribué à Caillouette, et un médaillon représentant Roland lui-même, attribué à David d'Angers. Les inscriptions, elles, ne le nomment pas : elles égrènent son beau-fils Lucas de Montigny puis les familles Marcel, Benoist et Fechner, jusqu'en 2010. Sur les côtés, un flambeau renversé et une amphore sont gravés.
La sépulture
Une tombe de sculpteur ornée par deux sculpteurs. Le premier marbre est un bas-relief représentant Homère chantant ses poésies, attribué à Caillouette ; le second, un médaillon représentant Roland lui-même, attribué à David d'Angers. Ni l'un ni l'autre n'est signé ni daté. Aucune inscription n'est gravée sur la sépulture : les deux marbres tiennent lieu d'épitaphe.
Sur place, ne manquez pas
Deux marbres, ni signés ni datés : un bas-relief d'Homère chantant ses poésies, attribué à Caillouette, et un médaillon du sculpteur par David d'Angers. Aucune inscription autour.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Philippe-Laurent Roland ?
En division 44, chemin du Quinconce, première ligne. Deux marbres l'ornent : un bas-relief d'Homère par Caillouette et un médaillon du sculpteur par David d'Angers — ni signés, ni datés, et tenant lieu d'épitaphe.
Caroline RivièreQui a sculpté son médaillon ?
David d'Angers, le plus grand médailleur du siècle — une tombe de sculpteur ornée par un autre sculpteur. Le bas-relief d'Homère chantant ses poésies qui l'accompagne est attribué à Caillouette. Aucun des deux marbres n'est signé.
David d’AngersQui l'a formé ?
L'École de dessin de Lille, puis l'atelier d'Augustin Pajou, avec qui il collabora à la décoration du palais de Versailles. Il compléta sa formation par cinq ans en Italie, à ses frais, à partir de 1771.
Charles DupatyA-t-il enseigné ?
Oui : professeur à l'École des beaux-arts, il était aussi grand prix de Rome et auteur de nombreuses œuvres publiques.
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