
Son père, proscrit de 1851 réfugié à Londres, y fut tué en duel par Emmanuel Barthélémy. Lui travailla aux chemins de fer avant de rejoindre le mouvement républicain, de commander un bataillon de la garde nationale, de siéger à la Commune — où il s'opposa à l'exécution des otages — et de représenter Paris. Son buste de bronze est signé Marguerite Syamour, signature féminine rare au cimetière.
L'histoire
Frédéric Cournet avait une quinzaine d'années quand son père, officier de marine républicain proscrit après le coup d'État de 1851, fut tué en duel à Londres par Emmanuel Barthélémy — l'un des derniers duels politiques français.
Né à Lorient, petit-fils d'un capitaine au long cours, il travaille aux chemins de fer et rejoint le mouvement républicain dès 1863. À la chute de l'Empire, il commande un bataillon de la garde nationale à Paris.
Membre de la Commune de Paris en 1871, où il s'opposa à l'exécution des otages, et ancien député de Paris, il meurt en 1885. Son monument de la division 95 porte un buste de bronze signé Marguerite Syamour et fondu par la maison Barbedienne en 1886 : la signature d'une femme sculptrice est rare au Père-Lachaise.
L'inscription revendique sans détour : « ancien député de Paris, 1837-1885, et membre de la Commune de Paris 1871 ». Graver ce dernier mot sur une pierre, quatorze ans après la Semaine sanglante, n'allait pas de soi.
La sépulture
Un monument surmonté d'un buste de bronze signé Marguerite Syamour (1886) et fondu par la maison Barbedienne — dont le patron repose lui-même en division 53. La signature d'une femme sculptrice est rare au Père-Lachaise. L'inscription, elle, revendique sans détour l'engagement du défunt : « Famille COURNET. Frédéric, COURNET, ancien député, de, Paris, 1837-1885, et, membre, de la commune, de Paris 1871. » Nommer la Commune sur une pierre, en 1885, n'allait pas de soi.
Sur place, ne manquez pas
Buste de bronze signé Marguerite Syamour, fondu par Barbedienne — signature féminine rare au cimetière. L'inscription nomme la Commune de Paris sans détour.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Frédéric Cournet ?
En division 95, avenue Transversale n°2, première ligne, non loin du mur des Fédérés. Le monument porte un buste de bronze signé Marguerite Syamour — l'une des rares femmes sculptrices représentées au cimetière.
Eugène PottierQue dit l'inscription de sa tombe ?
Elle énumère ses deux titres politiques : « Frédéric COURNET, ancien député de Paris, 1837-1885, et membre de la Commune de Paris 1871 ». La Commune y est nommée, ce qui n'allait pas de soi sous la Troisième République.
Charles DelescluzeQui était son père ?
Un officier de marine républicain, proscrit après le coup d'État de 1851 et réfugié à Londres, où il fut tué en duel par Emmanuel Barthélémy — l'un des derniers duels politiques français. Frédéric avait alors une quinzaine d'années.
Jean-Baptiste ClémentQue faisait-il avant la politique ?
Il travaillait aux chemins de fer. Il ne rejoignit le mouvement républicain qu'en 1863, une fois installé à Paris, et commanda un bataillon de la garde nationale à la chute de l'Empire.
André GillAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
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