
Charles DELESCLUZE
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Journaliste, délégué à la Guerre de la Commune.
Delescluze, journaliste républicain né en 1809, avait connu la prison, Belle-Île et le bagne de Guyane avant d'être élu à la Commune ; ses adversaires eux-mêmes le surnommaient Barre de fer. Le 24 mai 1871, il lance à la tribune : « Place au peuple ! » Le lendemain, les Versaillais dans la ville, il gagne la barricade du Château-d'Eau, où il se fait tuer.
L'histoire
« Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! » Charles Delescluze lance la phrase le 24 mai 1871, quand les troupes de Versailles reprennent Paris à la Commune. Le lendemain, ce journaliste de soixante et un ans, délégué à la Guerre et sans arme au côté, monte sur la barricade du Château-d'Eau et s'y laisse frapper mortellement.
Né à Dreux le 2 octobre 1809, juriste devenu journaliste, militant républicain dès 1830, Delescluze est poursuivi pour complot en 1836 et s'exile en Belgique. En 1848, il proclame la République à Valenciennes et devient commissaire de la République pour le Nord. Condamné, il fuit en Angleterre, est arrêté en 1853 : Sainte-Pélagie, Belle-Île, Corte, puis la déportation en Guyane — l'île du Diable, de 1854 à 1860. Ses adversaires eux-mêmes l'appelaient « Barre de fer ».
Il fonde Le Réveil en 1868, journal radical trois fois condamné, est élu maire du XIXᵉ arrondissement le 5 novembre 1870, puis à l'Assemblée nationale, dont il condamne le gouvernement, puis à la Commune le 26 mars 1871, par le XIᵉ et le XIXᵉ arrondissements.
Ses inscriptions sont aujourd'hui presque illisibles. Elles nommaient le commissaire général de la République de 1848, le rédacteur en chef du Réveil, le député de Paris, et sa sœur Azéma — mais ni la Commune, ni la barricade. La concession perpétuelle lui fut accordée gratuitement par arrêté du 19 janvier 1883, douze ans après sa mort.
La sépulture
Une sépulture dont les inscriptions sont aujourd'hui presque illisibles. On y lisait : « A la mémoire de Charles Delescluze, Commissaire général de la République, 1848, Rédacteur en chef du Réveil en 1868, Député de Paris à l'Assemblée nationale, 8 février 1871 et de sa sœur Azéma, décédée le 31 oct. 1876, leurs amis. » Elle ne mentionne ni la Commune, ni la barricade du Château-d'Eau. La concession perpétuelle lui fut accordée gratuitement par arrêté préfectoral du 19 janvier 1883 — douze ans après sa mort.
Sur place, ne manquez pas
Les inscriptions sont presque illisibles. Elles nommaient le « Commissaire général de la République, 1848 », le rédacteur en chef du Réveil, et sa sœur Azéma, morte en 1876 — ni la Commune, ni la barricade.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Charles Delescluze ?
En division 49, chemin Casimir-Delavigne, première ligne. Ses inscriptions sont aujourd'hui presque illisibles : elles nommaient le « Commissaire général de la République, 1848 » et sa sœur Azéma, morte en 1876.
Casimir DelavigneComment est mort Delescluze ?
Le 25 mai 1871, sur la barricade du Château-d'Eau, où il se laissa frapper mortellement. La veille, à l'entrée des Versaillais dans Paris, il avait lancé : « Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! »
Le duc de MornyPourquoi l'appelait-on « Barre de fer » ?
Pour son intransigeance — le surnom venait de ses adversaires eux-mêmes. Il avait connu Sainte-Pélagie, Belle-Île, Corte, puis la déportation à l'île du Diable de 1858 à 1860, sans jamais renoncer. Il fondera Le Réveil à son retour, en 1868.
Hubertine AuclertPourquoi sa concession date-t-elle de 1883 ?
Parce qu'elle lui fut accordée à perpétuité et gratuitement par un arrêté préfectoral du 19 janvier 1883, douze ans après sa mort — reconnaissance tardive de la République envers un homme mort sur une barricade contre elle.
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