Retour aux tombes
Portrait de François-André VINCENT
Arts & création

François-André VINCENT

Voir sur
le plan

Peintre néoclassique.

Vincent, peintre né en 1746, décroche le prix de Rome en 1768, puis prend la tête de l'école néoclassique, où il aura pour rival Jacques-Louis David, qui finira par l'éclipser. Il épousa en 1799 Adélaïde Labille-Guiard, grande portraitiste et l'une des très rares femmes que l'Académie royale eût reçues. Il mourut en 1816 ; la gravure, elle, le fait mourir en 1846.

EmplacementAvenue Delille, 2ᵉ ligne
Division11
Dates1746 – 1816

L'histoire

L'inscription fait mourir le peintre François-André Vincent « le 4 août 1846 » — trente ans après sa mort réelle. La même ligne le dit mort « à l'âge de 70 ans », ce qui suffit à démasquer l'erreur : né en 1746, il ne peut avoir vécu jusqu'en 1846.

Né à Paris le 30 décembre 1746, élève de son père le miniaturiste François Élie Vincent puis de Joseph-Marie Vien, il obtient le prix de Rome en 1768 et séjourne en Italie de 1771 à 1775. Chef de l'école néoclassique, il est le principal rival de Jacques-Louis David — avant d'être supplanté par lui, et la postérité a tranché.

En 1799, il épouse Adélaïde Labille-Guiard, l'une des plus grandes portraitistes de son siècle et l'une des rares femmes reçues à l'Académie royale. Membre de l'Académie puis de l'Institut, décoré de la Légion d'honneur, il meurt à Paris le 4 août 1816.

Le médaillon de marbre qui orne le monument est de Louis-Marie Guichard, l'un de ses anciens élèves, et il est daté de 1816 — l'année exacte de la mort. Le sculpteur savait ; le graveur, apparemment, non.

La sépulture

Un monument orné d'un médaillon de marbre du sculpteur Louis-Marie Guichard, daté de 1816. L'inscription énumère ses appartenances savantes puis se contredit elle-même : « Ici repose François André VINCENT, peintre d'histoire, membre de l'Institut et de l'Académie des beaux-arts de Paris, et de celles de Rouen, de Dijon, et de plusieurs autres académies et sociétés savantes de France et à l'étranger, membre de la Légion d'honneur, décédé à Paris le 4 août 1846, à l'âge de 70 ans. » Né en 1746 et mort à soixante-dix ans, il est mort en 1816 : le graveur a ajouté trente ans.

Sur place, ne manquez pas

Lisez la date : la pierre le dit mort « le 4 août 1846 » et « à l'âge de 70 ans » dans la même ligne. Le médaillon de marbre, lui, est daté de 1816 par Louis-Marie Guichard.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Vincent ?

En division 11, avenue Delille, deuxième ligne, sous un médaillon de marbre du sculpteur Louis-Marie Guichard, daté de 1816 — l'année même de sa mort. L'inscription, elle, se trompe de trente ans sur la date de sa mort.

Luigi Cherubini

Y a-t-il une erreur sur sa tombe ?

Une erreur de trente ans : la pierre le dit mort « le 4 août 1846 » quand il est mort en 1816. La même ligne donne son âge — soixante-dix ans —, ce qui suffit à trancher : né en 1746, il ne peut être mort en 1846.

Jacques-Louis David

Pourquoi fut-il le rival de David ?

Parce qu'ils se disputaient la même place : chef de l'école néoclassique, Vincent fut longtemps le principal concurrent de Jacques-Louis David — avant d'être rapidement supplanté par lui. La postérité a tranché en faveur de David.

Anne-Louis Girodet

Qui était sa femme ?

Adélaïde Labille-Guiard, qu'il épouse en 1799 : l'une des plus grandes portraitistes du siècle, et l'une des rares femmes reçues à l'Académie royale. Vincent avait lui-même été formé par son père miniaturiste, puis par Vien.

Antoine-Jean Gros

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi