
Consul à Constantinople puis pair de France, Louis Auguste Féris devint baron de Beaujour en 1818 et fonda un prix quinquennal que l'Académie des sciences morales décerne toujours. Le phare de pierre voulu par ce diplomate sans descendance, le plus haut monument du Père-Lachaise, reste inexpliqué.
L'histoire
Louis Auguste Féris naît en 1765 à Callas, dans le Var, fils aîné d'un père modeste. De brillantes études le mènent au ministère des Affaires extérieures : il sera consul impérial à Constantinople, consul général de Grèce, membre du Tribunat, chargé de missions sous l'Empire comme sous la Restauration.
En 1818, année où il est fait baron, il choisit un nom et un prénom : Louis Auguste Féris devient Félix de Beaujour. Pair de France en 1830, il est élu député de Marseille en 1831.
En 1832, il fonde un prix quinquennal de cinq mille francs décerné par l'Académie des sciences morales et politiques. Le prix Beaujour existe toujours.
Son testament lègue cent mille francs à Callas, son village, pour y créer une école de filles et un hôpital. Le fronton de l'établissement porte encore l'inscription « Hôpital Beaujour ».
Il meurt à Paris en 1836, sans descendance. Sa tour de la division 48, la plus haute du cimetière, reste inexpliquée : les historiens n'ont pas trouvé pourquoi un diplomate sans héritier a voulu ce phare. Son oncle Jean-François Pierrugues et l'amiral Charles Jaurès reposent avec lui.
La sépulture
Le monument est le plus haut du cimetière : une tour massive en forme de phare, œuvre de l'architecte François Alexis Cendrier, dont on connaît surtout les gares. Sa silhouette se repère depuis une grande partie du Père-Lachaise, et on la disait autrefois « visible de tous les points de la capitale ». Personne n'a expliqué ce choix : Beaujour, diplomate mort sans descendance, n'a laissé aucune indication, et le monument reste, selon la formule des inventaires, une énigme pour les historiens. Son oncle Jean-François Pierrugues et l'amiral Charles Jaurès, gendre de ce dernier, y reposent avec lui.
Sur place, ne manquez pas
La tour, à voir de loin d'abord — elle se repère depuis la plupart des allées hautes — puis de près, pour la partie nettoyée qui rend sa pierre visible.
Les questions des visiteurs
Quel est le monument le plus haut du Père-Lachaise ?
La tour de Félix de Beaujour, en division 48, avenue des Thuyas. Sa silhouette de phare se repère depuis une grande partie du cimetière ; elle est due à l'architecte François Alexis Cendrier, surtout connu pour ses gares.
Le général AndranikPourquoi cette tour en forme de phare ?
Personne ne le sait. Beaujour est mort sans descendance en 1836, et les historiens n'ont trouvé aucune explication à ce choix, ni dans son testament ni dans sa carrière diplomatique : c'est l'énigme la mieux visible du Père-Lachaise.
Alain BashungQui était Félix de Beaujour ?
Un diplomate né Louis Auguste Féris en 1765 à Callas, consul impérial à Constantinople et consul général de Grèce, devenu pair de France en 1830 et député de Marseille en 1831. Il a choisi son nom et son prénom en 1818.
Paul BarrasQu'a-t-il légué à son village ?
Cent mille francs à Callas, dans le Var, pour y créer une école de filles et un hôpital dont le fronton porte encore l'inscription « Hôpital Beaujour ». Il avait aussi fondé en 1832 un prix académique toujours décerné.
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