
Ayant perdu sa femme et ses deux enfants, il rejoint les partisans en 1888 et mène vingt-cinq ans de lutte contre l'Empire ottoman ; en 1915, il commande les forces arméniennes volontaires. Mort en Californie, il fut rendu à l'Arménie en 2000 : sa statue équestre veille sur un monument sans corps.
L'histoire
Andranik Ozanian naît le 25 février 1866 à Şebinkarahisar, en Arménie ottomane. Il rejoint en 1888 un groupe de partisans après avoir perdu sa femme et ses deux enfants, et mène pendant vingt-cinq ans une lutte itinérante contre l'Empire ottoman, de l'Iran à Bakou, de Tiflis à l'Europe.
En décembre 1912, il combat les troupes d'Enver Pacha aux côtés des Bulgares, qui le font citoyen d'honneur. La Première Guerre mondiale le porte aux côtés de l'armée russe du Caucase ; en 1915, pendant le génocide, il commande le premier bataillon de volontaires arméniens.
Il quitte la région en 1922 et s'installe à Fresno, en Californie, où vit une importante communauté arménienne. Il meurt le 31 août 1927 à Richardson Springs, près de Chico, et est inhumé à Fresno le 7 septembre.
Quelques mois plus tard, sa dépouille est exhumée et transférée au Père-Lachaise, où il est enterré une seconde fois. En 1948, la diaspora arménienne finance par souscription nationale le monument équestre de Léon Mouradoff, qui le montre à cheval, une victoire ailée sous les sabots et des frises de soldats sur les côtés.
Le 17 février 2000, sa dépouille repart pour le cimetière militaire d'Erablur, en Arménie. Une inscription ajoutée sur le socle le signale. Ce qui reste en division 94 est un monument sans corps, entretenu comme un lieu de mémoire par la communauté arménienne de Paris.
La sépulture
Une statue équestre de pierre, œuvre de Léon Mouradoff, datée de 1948 et payée par souscription nationale de la diaspora : le général à cheval, une victoire ailée sous les sabots, deux bas-reliefs de marbre figurant des frises de soldats. L'inscription dédicatoire dit « Au général Antranik, héros national arménien, 1866-1927, érigé par souscription nationale ». Une seconde, ajoutée depuis, en change le sens : « la dépouille mortelle du général Andranik a été transférée en Arménie le 17 février 2000 ». Le monument est resté ; il ne garde plus personne.
Sur place, ne manquez pas
La victoire ailée sous les sabots du cheval, les frises de soldats sur les flancs — et la ligne ajoutée en 2000, qui annonce le départ du corps.
Les questions des visiteurs
Où se trouve le monument du général Andranik ?
En division 94, avenue Pacthod, première ligne, dans la partie haute du cimetière. La statue équestre de pierre le rend visible de loin, mais c'est un cénotaphe : le corps n'y est plus depuis février 2000.
Joachim MuratLe général Andranik est-il toujours enterré au Père-Lachaise ?
Non. Sa dépouille a été transférée le 17 février 2000 au cimetière militaire d'Erablur, en Arménie ; une inscription ajoutée sur le socle le précise. Le monument de la division 94 est depuis un cénotaphe.
Imre NagyQui a sculpté la statue équestre ?
Léon Mouradoff (1893-1980), en 1948, grâce à une souscription nationale de la diaspora arménienne. Le général est à cheval, une victoire ailée sous les sabots, entre deux bas-reliefs de marbre où défilent des soldats.
Richard WallaceQui était le général Andranik ?
Un chef de partisans arméniens né en 1866 en Arménie ottomane, qui combattit l'Empire ottoman pendant vingt-cinq ans et commanda en 1915 les forces arméniennes volontaires. Il est mort en Californie en 1927.
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