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Portrait de Charles-François DAUBIGNY
Arts & création

Charles-François DAUBIGNY

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Peintre paysagiste.

Daubigny, paysagiste né en 1817, fait aménager en 1857 une péniche, pour travailler depuis l'eau. Il y dort, il y peint, et descend l'Oise puis la Seine au rythme des saisons. Membre du jury du Salon, il défend les jeunes refusés et démissionne en 1870 quand Monet est écarté ; réfugié à Londres, c'est lui qui présentera Monet au marchand Durand-Ruel.

EmplacementChemin Laplace, 3ᵉ ligne
Division24
Dates1817 – 1878

L'histoire

Né à Paris le 15 février 1817 dans une famille de peintres, Daubigny se forme dans l'atelier paternel et expose au Salon des paysages travaillés sur le motif, le long de l'Oise et de la Seine. Sa rencontre avec Camille Corot, en 1852, achève de le tourner vers le plein air : il devient l'un des membres fondateurs de l'école de Barbizon.

En 1857, il fait aménager une péniche, Le Botin, pour travailler depuis la rivière elle-même. Il y dort, il y peint, il descend l'Oise et la Seine au fil des saisons : personne avant lui n'avait fait de l'eau son atelier.

Membre du jury du Salon, il y défend les jeunes refusés — Monet, Pissarro, Renoir — jusqu'à démissionner en 1870 lorsque Monet est rejeté. Réfugié à Londres la même année, pendant la guerre franco-prussienne, il présente Monet au marchand Durand-Ruel : la rencontre décidera du sort de l'impressionnisme.

Rentré à Auvers-sur-Oise, il accueille Paul Cézanne et les peintres de la génération suivante. Son jardin d'Auvers deviendra en 1890 l'un des derniers motifs de Vincent van Gogh, qui l'a peint trois fois.

Il meurt le 19 février 1878 et repose en division 24, chemin Laplace, troisième ligne, avec son fils Karl, paysagiste comme lui. Corot, son compagnon de Barbizon, avait été inhumé dans la même division trois ans plus tôt.

La sépulture

Un buste de bronze du sculpteur Adolphe Geoffroy-Dechaume (1816-1892), daté de 1879 et dédicacé « à mon ami Charles François Daubigny », surmonte la sépulture ; un bas-relief de pierre y figure une palette de peintre. La tombe est familiale : les inscriptions nomment Karl Daubigny (1846-1886), le fils, madame C. F. Daubigny (1817-1890) et Bernard Daubigny (1853-1913). Le sculpteur était un ami du peintre : le buste fut posé l'année qui suivit sa mort.

Sur place, ne manquez pas

Le buste de bronze regarde l'allée ; sous lui, une palette sculptée dans la pierre. Cherchez le nom de Karl Daubigny (1846-1886) : le fils, paysagiste comme son père, est mort huit ans après lui.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Daubigny ?

En division 24, chemin Laplace, troisième ligne. Le paysagiste (1817-1878) y repose avec son fils Karl, peintre lui aussi. Camille Corot, son compagnon de Barbizon, avait été inhumé dans la même division trois ans avant lui.

Camille Corot

Que voit-on sur la tombe de Daubigny ?

Un buste de bronze signé Adolphe Geoffroy-Dechaume et daté de 1879, dédié « à mon ami Charles François Daubigny », et un bas-relief de pierre représentant une palette. La sépulture porte aussi le nom de son fils Karl Daubigny (1846-1886).

James Pradier

Qu'est-ce que Le Botin ?

Le bateau-atelier que Daubigny fit aménager en 1857 pour peindre depuis la rivière. Il y dormait et y travaillait au fil de l'Oise et de la Seine. Cette pratique, alors inédite, inspira directement Monet, qui se fit construire un bateau semblable.

Paul Signac

Quel rôle Daubigny a-t-il joué pour les impressionnistes ?

Décisif. Membre du jury du Salon, il défendit Monet, Pissarro et Renoir, démissionna en 1870 après le refus d'une toile de Monet, puis présenta le peintre au marchand Durand-Ruel à Londres la même année.

Georges Seurat

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