Retour aux tombes
Portrait de Camille COROT
Arts & création

Camille COROT

Voir sur
le plan

Peintre.

Camille Corot fut placé chez un marchand de drap ; il attendit 1822 et une pension de son père pour se mettre à peindre. Trois voyages en Italie lui donnèrent la lumière argentée qui a fait sa peinture. En 1872, il acheta une maison à Valmondois pour Honoré Daumier, ruiné et presque aveugle. Sa tombe porte un buste de bronze signé Michel Béguine, 1899 ; Daumier est enterré deux lignes plus loin, sur le même chemin.

EmplacementChemin Laplace, 4ᵉ ligne
Division24
Dates1796 – 1875

L'histoire

Jean-Baptiste Camille Corot naît à Paris, rue du Bac, le 16 juillet 1796, d'un marchand de drap et d'une modiste réputée — les notices anciennes le font naître le 28 ou le 29 juillet. Placé en apprentissage dans le commerce après des études sans éclat, il n'a aucun goût pour le négoce ; en 1822, son père lui verse une pension annuelle pour qu'il devienne peintre.

Il travaille avec Achille Michallon puis, à la mort de celui-ci, avec Jean-Victor Bertin, paysagistes classiques, et part en Italie de 1825 à 1828 — Rome, Naples, Venise. Il en revient avec une lumière. Il expose au Salon dès 1827 et y obtient en 1833 une médaille pour sa Forêt de Fontainebleau.

Élu au jury du Salon en 1848 — l'année où il reçoit une médaille de deuxième classe —, il y soutient les peintres anti-académiques. À l'Exposition universelle de 1855, il reçoit une médaille d'or et Napoléon III lui achète La Charrette, souvenir de Marcoussis, aujourd'hui au musée d'Orsay ; la mode s'empare de lui aussitôt.

Il donne sans compter : vingt mille francs aux pauvres de Paris pendant le siège de 1871, une maison qu'il achète à Valmondois en 1872 pour Honoré Daumier, ruiné et presque aveugle, dix mille francs à la veuve de Millet en 1875. Baudelaire voyait en lui « cet héritier romantique de Watteau », « un miracle du cœur et de l'esprit ».

Il meurt à Paris le 22 février 1875, à soixante-dix-huit ans ; deux mois plus tôt, ses amis lui avaient offert par souscription la médaille d'or que le jury du Salon lui refusait. Les impressionnistes l'ont reconnu pour père. Il repose en division 24, chemin Laplace, quatrième ligne, sur une concession que la Ville de Paris entretient gratuitement — et Honoré Daumier repose deux lignes plus près du chemin.

La sépulture

En division 24, chemin Laplace, quatrième ligne, un buste de bronze signé Michel Béguine et daté de 1899 domine l'enclos familial, sur une concession à perpétuité entretenue gratuitement par la Ville de Paris. Le mur porte en grandes capitales « SÉPULTURE DE LA FAMILLE J. L. COROT », et sous le buste un cartouche de bronze, entouré d'une palette et de pinceaux, donne « J.B.C. COROT, 1796-1875 ». Deux lignes plus près du chemin se dresse un autre buste sous une autre palette : celui d'Honoré Daumier, à qui Corot avait acheté sa dernière maison.

Sur place, ne manquez pas

Sous le buste, cherchez le cartouche de bronze entouré d'une palette et de pinceaux : il porte « J.B.C. COROT, 1796-1875 ». Puis remontez de deux lignes vers le chemin : l'autre buste, sous une autre palette, est celui de Daumier.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Camille Corot ?

En division 24, chemin Laplace, quatrième ligne. Un buste de bronze la surmonte, et sous le buste un cartouche entouré d'une palette et de pinceaux porte le nom et les dates du peintre. La tombe d'Honoré Daumier est deux lignes plus près du chemin, dans la même allée.

Honoré Daumier

Que lit-on sur la tombe de Corot ?

Sur le mur, en grandes capitales : « SÉPULTURE DE LA FAMILLE J. L. COROT ». Sous le buste, un cartouche de bronze entouré d'une palette et de pinceaux donne « J.B.C. COROT, 1796-1875 ». Les autres plaques de l'enclos sont celles de sa famille.

Brillat-Savarin

Pourquoi l'appelle-t-on le père de l'impressionnisme ?

Parce que sa peinture de plein air, sa lumière argentée et son refus du paysage composé en atelier ont ouvert la voie à la génération suivante. Membre du jury du Salon en 1848, il y soutenait déjà les peintres anti-académiques.

Camille Pissarro

Quel était son lien avec Daumier ?

Corot acheta en 1872 une maison à Valmondois pour le caricaturiste, presque aveugle et sans ressources. Daumier y est mort en 1879 et repose chemin Laplace, deuxième ligne, deux lignes devant Corot, sous un buste et une palette lui aussi.

Gustave Doré

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi