Charles DEGEORGE
Voir surle plan
Sculpteur et médailleur.
Charles Degeorge, sculpteur né à Lyon en 1837, obtient le grand prix de Rome en 1866 et travaille surtout pour la commande publique. On lui doit La Jeunesse d'Aristote, un adolescent grec absorbé par sa lecture, devenu l'image même du goût de l'étude dans l'art du siècle. Son buste funéraire, lui, n'est pas une commande : un confrère l'a sculpté et signé « À mon ami ».
L'histoire
Le buste de bronze de Charles Degeorge porte une dédicace qui vaut mieux qu'une épitaphe : « À mon ami. » C'est un sculpteur, René de Saint-Marceaux, qui a fait le portrait funéraire d'un autre sculpteur — par amitié, non sur commande. La plupart des bustes de ce cimetière sont des commandes.
Né à Lyon le 31 mars 1837, admis aux Beaux-Arts en 1858 dans les ateliers de Duret, Flandrin, Jouffroy et du médailleur Félix Chabaud, Charles Degeorge remporte en 1866 le premier grand prix de Rome de gravure en médailles — l'art de tailler les portraits qu'on frappe sur les monnaies. Plusieurs de ses œuvres seront commandées par les pouvoirs publics : c'est la sculpture officielle de la Troisième République naissante.
Son œuvre maîtresse est La Jeunesse d'Aristote, de 1875 — un adolescent grec absorbé dans sa lecture, devenu l'une des images les plus reproduites de l'amour de l'étude dans l'art français du siècle. Elle est aujourd'hui au musée d'Orsay.
Il meurt à Paris le 2 novembre 1888. Sa concession fut accordée gratuitement par arrêté préfectoral, et l'inscription énumère les titres. Trois mots au-dessus disent autre chose.
La sépulture
Un buste de bronze de René de Saint-Marceaux, portant une dédicace qui vaut mieux qu'une épitaphe : « À mon ami ». C'est un sculpteur qui a fait le portrait funéraire d'un autre, par amitié. L'inscription, elle, énumère les titres : « Sculpteur et graveur, ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome, chevalier de la Légion d'honneur, né à Lyon le 31 mars 1837, mort à Paris le 2 novembre 1888. » La concession fut accordée gratuitement par arrêté préfectoral.
Sur place, ne manquez pas
La signature du buste : « À mon ami », de la main de René de Saint-Marceaux — un sculpteur qui a fait le portrait funéraire d'un autre, par amitié.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Charles Degeorge ?
En division 92, avenue Transversale n°2, première ligne, sur une concession accordée gratuitement par la préfecture. Un buste de bronze du sculpteur René de Saint-Marceaux la surmonte, signé « À mon ami ».
Victor NoirQui a sculpté son buste ?
René de Saint-Marceaux, autre sculpteur de sa génération, qui l'a signé « À mon ami ». La dédicace est rare : la plupart des bustes funéraires du cimetière sont des commandes, non des gestes d'amitié.
Honoré de Balzac, division 48Où voir La Jeunesse d'Aristote ?
Au musée d'Orsay. Cette sculpture de 1875 — un adolescent grec penché sur son livre — est son œuvre maîtresse et l'une des images les plus reproduites de l'amour de l'étude dans l'art français du XIXᵉ siècle.
David d’AngersQui l'a formé ?
Duret, Flandrin et Jouffroy, aux Beaux-Arts. Il remporta le premier grand prix de Rome en 1866, et reçut ensuite plusieurs commandes des pouvoirs publics — la sculpture officielle de la Troisième République naissante.
Auguste PréaultAudio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !
Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes
l'audio guideà partir de6,99 €