Retour aux tombes
Portrait de Casimir DELAVIGNE
Écrivains & poètes

Casimir DELAVIGNE

Voir sur
le plan

Poète et dramaturge.

Casimir Delavigne, né au Havre en 1793, devient célèbre en une nuit avec ses Messéniennes, poèmes contre l'occupation étrangère où un pays vaincu se reconnaît. Il avait vingt-cinq ans. Le théâtre suivra, puis La Parisienne, le chant des Trois Glorieuses, hymne officieux de la monarchie de Juillet. Académicien, il usa de son crédit pour obtenir une pension à la poétesse Élisa Mercœur.

EmplacementChemin Casimir Delavigne, 1ʳᵉ ligne
Division49
Dates1793 – 1843

L'histoire

Jean François Casimir Delavigne naît au Havre le 4 avril 1793. Il devient célèbre du jour au lendemain en 1818 avec ses « Messéniennes », poèmes patriotiques contre l'occupation alliée : le pays vaincu s'y reconnaît, et l'auteur a vingt-cinq ans.

Son théâtre suit : « Les Vêpres siciliennes », « Le Paria » en 1821, « Les Comédiens », puis « Louis XI » en 1832 et « Les Enfants d'Édouard » en 1833 — un romantisme mesuré, à mi-chemin de la tragédie classique et du drame que Hugo réclamait.

En 1830, il écrit « La Parisienne », chant des Trois Glorieuses qui devient l'hymne officieux de la monarchie de Juillet. Louis-Philippe le nomme bibliothécaire au Palais-Royal.

Académicien, il use de son crédit pour les autres : c'est grâce à lui que la jeune poétesse Élisa Mercœur obtient une pension.

Il meurt à Lyon le 11 décembre 1843. Le chemin Casimir-Delavigne, en division 49, porte son nom — c'est l'allée où reposent aussi Nerval, Nodier, Beaucé et le gisant d'Hélène Andrianoff.

La sépulture

Une statue de « La Poésie », attribuée au sculpteur Bernard Gabriel Seurre — ni signée ni datée. L'inscription est purement civile : « Casimir Delavigne. Jean François Casimir Delavigne, né au Havre le 4 avril 1793, mort à Lyon le 11 décembre 1843. » Rien des Messéniennes, rien de La Parisienne, rien de l'Académie. Mais le chemin qui longe la tombe porte son nom — comme le chemin Talma, le chemin Méhul, l'avenue Rachel et le chemin Denon : cinq sépultures du cimetière ont donné leur nom à leur allée.

Sur place, ne manquez pas

La statue de « La Poésie », et le panneau de l'allée qui porte le nom du poète qu'elle veille.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Casimir Delavigne ?

En division 49, chemin Casimir-Delavigne, première ligne — l'allée porte son nom, dans la partie centrale du cimetière. C'est celle de Gérard de Nerval, de Charles Nodier et du gisant d'Hélène Andrianoff.

Gérard de Nerval

Que représente la statue de sa tombe ?

« La Poésie », statue due au sculpteur Bernard Gabriel Seurre, ni signée ni datée. Elle veille sur l'allée qui porte le nom du poète, à quelques pas des tombes de Nerval et de Nodier.

Charles Nodier

Qu'est-ce que « La Parisienne » ?

Le chant qu'il écrivit en 1830 pour les Trois Glorieuses, devenu l'hymne officieux de la monarchie de Juillet. Louis-Philippe le nomma en retour bibliothécaire au Palais-Royal, charge qu'il garda jusqu'à sa mort.

Eugène Pottier

Qu'est-ce que les « Messéniennes » ?

Des poèmes patriotiques publiés en 1818 contre l'occupation alliée, qui le rendirent célèbre à vingt-cinq ans. Le pays vaincu s'y reconnut, et ils firent de lui l'un des annonciateurs du romantisme.

Alfred de Musset

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi