Retour aux tombes
Portrait de Antoine d'ANDRÉ
Politique & histoire

Antoine d'ANDRÉ

Voir sur
le plan

Homme politique de la Révolution.

Chef du parti royaliste à la Constituante, il vota pourtant après Varennes la suspension du pouvoir exécutif. Il ouvrit une maison d'épicerie, émigra comme agent des Britanniques, et finit directeur de la Police sous la Restauration. L'année de naissance gravée sur sa pierre est fausse de vingt ans.

EmplacementChemin de La Bédoyère, 2ᵉ ligne
Division31
Dates1759 – 1825

L'histoire

Antoine Balthazar Joseph d'André naît à Aix-en-Provence le 2 juillet 1759. Élu aux États généraux par la noblesse de la sénéchaussée d'Aix, il rejoint le tiers état à l'exemple de Philippe d'Orléans, et devient l'un des orateurs écoutés de la Constituante, qu'il présidera deux fois.

Chef du parti royaliste dans l'Assemblée, il vote pourtant après la fuite à Varennes, en juin 1791, la suspension du pouvoir exécutif — un royaliste qui suspend le roi pour sauver la monarchie constitutionnelle.

La politique fermée, il ouvre à Paris une grande maison d'épicerie ; la presse de gauche le surnomme « l'Épicier ». Accusé d'accaparement et de complot, il émigre en Grande-Bretagne puis en Autriche, et devient agent royaliste rémunéré par les Britanniques.

Élu au Conseil des Cinq-Cents en 1797, il doit fuir en Autriche au 18 fructidor pour échapper à l'arrestation. Il y abandonne la politique pour l'agriculture et crée une ferme modèle près de Vienne ; en 1809, désappointé par Wagram, il autorise son fils à servir Napoléon.

La Restauration le fait directeur général de la Police, puis intendant de la Maison du roi. Il meurt à Aix-en-Provence le 16 juillet 1825 et repose en division 31 avec son fils, le général et sénateur Antoine Joseph Maurice d'André.

La sépulture

Une pierre sobre, sans sculpture, où l'inscription vaut d'être lue de près : « Antoine Balthazard Joseph d'André, né le 2 juillet 1739, ex-député de la noblesse de la sénéchaussée d'Aix aux États généraux, intendant des domaines du roi, officier de la Légion d'honneur, mort le 16 juillet 1825 », et pour finir « De profundis ». L'année de naissance est fausse de vingt ans : d'André est né en 1759, comme l'établissent les inventaires du cimetière. Son fils, le général Antoine Joseph Maurice d'André, sénateur du Second Empire mort en 1860, repose avec lui.

Sur place, ne manquez pas

L'année de naissance gravée — 1739 au lieu de 1759 — et le « De profundis » qui ferme l'inscription.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe d'Antoine d'André ?

En division 31, chemin de la Bédoyère, deuxième ligne, dans la partie ancienne et haute du cimetière. La sépulture est sobre et abrite aussi son fils, le général Antoine Joseph Maurice d'André, mort en 1860.

Richard Wallace

Quel rôle a-t-il joué à la Constituante ?

Élu par la noblesse d'Aix, il rejoignit le tiers état et présida deux fois l'Assemblée constituante, où il dirigeait le parti royaliste. Après la fuite à Varennes, en juin 1791, il vota la suspension du pouvoir exécutif.

Victor Schœlcher

Pourquoi l'appelait-on « l'Épicier » ?

Parce qu'il avait ouvert à Paris une grande maison d'épicerie après avoir quitté l'Assemblée. La presse de gauche en fit son surnom, avant de l'accuser d'accaparement et de complot, ce qui le poussa à émigrer.

Juliette Dodu

Y a-t-il une erreur sur sa tombe ?

Oui, dans l'année de naissance : la pierre porte « né le 2 juillet 1739 » alors qu'il est né en 1759. L'erreur, de vingt ans exactement, n'a jamais été corrigée ; elle est signalée par les inventaires du cimetière.

Le général Foy

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi