Retour aux tombes
Portrait de Dominique Vivant DENON
Arts & création

Dominique Vivant DENON

Voir sur
le plan

Graveur et muséologue.

Dominique Vivant Denon embarqua en 1798 pour l'Égypte, suivit Desaix en Haute-Égypte et dessina sans arrêt, debout, à cheval, quelquefois sous le feu : treize mois durant, des milliers de croquis, et les premiers relevés vraiment exacts des monuments pharaoniques. Le livre qu'il en tira lança l'égyptomanie européenne. Directeur du futur Louvre, il en fit le premier musée moderne.

EmplacementChemin Denon, 1ʳᵉ ligne
Division10
Dates1747 – 1825

L'histoire

Dominique Vivant Denon naît à Givry, en Saône-et-Loire, le 4 janvier 1747. Diplomate, graveur, homme de cour sous l'Ancien Régime, il embarque le 14 mai 1798 sur la frégate la Junon pour l'expédition d'Égypte.

Il accompagne le général Desaix en Haute-Égypte et dessine sans relâche, debout ou à cheval, parfois sous le feu. Treize mois de voyage, plusieurs milliers de croquis — les premiers relevés exacts des monuments pharaoniques.

Son « Voyage dans la Basse et la Haute Égypte », publié chez Didot en 1802 en deux volumes et un atlas de cent quarante et une planches, est un succès immédiat, traduit dès 1803 en anglais et en allemand, puis en néerlandais et en italien. L'égyptomanie européenne part de ce livre.

Nommé directeur général du musée central de la République, le futur Louvre, il en fait le premier musée moderne : il relance en 1805 le projet de la colonne Vendôme et organise à travers l'Europe impériale les expéditions qui rapportent les œuvres. Louis XVIII le confirme à son poste en 1814.

Après 1815, il négocie avec Canova les restitutions ; les « Noces de Cana » de Véronèse sont la seule œuvre prise en Italie à rester en France. Il meurt à Paris le 27 avril 1825. Cartellier lui élève l'année suivante une statue de bronze, l'une des premières du cimetière.

La sépulture

Une statue de bronze grandeur nature signée Pierre Cartellier et posée en 1826 — l'une des premières statues funéraires en bronze du Père-Lachaise. Denon y est debout, en habit ; il tenait une plume dans la main, aujourd'hui disparue, que montre encore une gravure de Lasalle et Rousseau publiée en 1899. L'inscription se réduit à deux dates : « Vivant Denon, 4-1-1747, 27-4-1825 ». L'allée qui borde le monument porte son nom, comme l'aile du Louvre qu'il a dirigé.

Sur place, ne manquez pas

La main droite de la statue, vide : elle tenait une plume, visible encore sur les gravures du XIXᵉ siècle.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Vivant Denon ?

En division 10, chemin Denon, première ligne — l'allée porte son nom. La statue de bronze de Pierre Cartellier, posée en 1826, le représente debout ; le monument d'Asturias et sa stèle maya se trouvent dans la même division.

Miguel Ángel Asturias

Qu'a fait Vivant Denon en Égypte ?

Il a suivi le général Desaix en Haute-Égypte pendant treize mois, dessinant debout ou à cheval, parfois sous le feu, et rapporté plusieurs milliers de croquis. Son « Voyage dans la Basse et la Haute Égypte », paru en 1802, a lancé l'égyptomanie européenne.

Jean-François Champollion

Que manque-t-il à sa statue ?

La plume qu'il tenait à la main, aujourd'hui disparue. On la voit encore sur une gravure de Lasalle et Rousseau publiée en 1899 : le dessinateur de l'expédition d'Égypte a perdu, sur sa propre statue, son instrument de travail.

Antoine-Louis Barye

Pourquoi une aile du Louvre porte-t-elle son nom ?

Parce qu'il fut le premier directeur du musée, alors musée central de la République, et qu'il en a défini le fonctionnement moderne. Il négocia après 1815 les restitutions avec Canova ; les « Noces de Cana » sont restées à Paris.

David d'Angers

Audio guide du Père Lachaise : la meilleure visite guidée insolite !

Découvrez les secrets des tombes les plus étonnantes

Acheter
l'audio guide
à partir de6,99 €

À découvrir aussi