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Portrait de Miguel Ángel ASTURIAS
Écrivains & poètes

Miguel Ángel ASTURIAS

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Écrivain et diplomate guatémaltèque, prix Nobel.

Miguel Ángel Asturias soutint une thèse sur le sort des Indiens et fonda une université populaire pour instruire les plus pauvres. Il passa dix ans à Paris, suivit les cours sur les religions mayas et y écrivit El Señor Presidente, où une dictature sans nom gouverne par la seule peur. Il garda treize ans le manuscrit dans un tiroir : il n'était pas publiable.

EmplacementChemin Méhul, 1ʳᵉ ligne
Division10
Dates1899 – 1974

L'histoire

Né à Ciudad de Guatemala le 19 octobre 1899, Asturias soutient en 1923 une thèse sur « Le problème social de l'Indien » et fonde une Université populaire pour donner des cours aux plus démunis. La même année, il part pour l'Europe.

Il passe dix ans à Paris, suit à la Sorbonne les conférences de Georges Raynaud sur les religions mayas et vit de sa correspondance pour des journaux latino-américains. Ses « Leyendas de Guatemala », achevées en 1930, sont traduites par Francis de Miomandre, préfacées par Paul Valéry, et reçoivent en 1931 le prix du meilleur livre hispano-américain édité en France.

C'est à Paris aussi qu'il écrit « El Señor Presidente », roman d'une dictature sans nom où la peur tient lieu de gouvernement. Rentré au Guatemala en 1933 sous la dictature d'Ubico, il garde le manuscrit treize ans dans un tiroir : il n'est pas publiable.

Ubico tombe en 1944 ; Asturias devient attaché culturel à Mexico, où le roman paraît enfin en 1946. Il aura inventé une forme que toute l'Amérique latine reprendra, du « Recours de la méthode » à « La Fête au Bouc ».

Prix Lénine de la paix et ambassadeur du Guatemala à Paris en 1966, il reçoit le prix Nobel de littérature le 19 octobre 1967, jour de son soixante-huitième anniversaire. Il meurt à Madrid le 9 juin 1974 et repose en division 10.

La sépulture

Sur le caveau se dresse le moulage de la stèle 14 de Seibal, cité maya du Guatemala : un monument sans équivalent au Père-Lachaise, et le seul qui fasse entrer l'épigraphie précolombienne dans un cimetière parisien. Les inscriptions gravées énumèrent ensuite toute une vie de distinctions, du prix Falla du meilleur élève et du prix Calvez de la meilleure thèse jusqu'au prix Nobel de 1967, en passant par le prix Lénine de la paix de 1966, le doctorat honoris causa de Venise et le grand prix de la Ville de Paris de 1972.

Sur place, ne manquez pas

Le moulage de la stèle maya, ses glyphes et son personnage debout, puis la liste des prix gravée sur le caveau, du prix Falla d'étudiant au Nobel.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Miguel Ángel Asturias ?

En division 10, chemin Méhul, première ligne, dans la partie basse du cimetière. Elle est reconnaissable au premier regard : le caveau porte le moulage d'une stèle maya, celle de la cité de Seibal au Guatemala.

Remy de Gourmont

Pourquoi une stèle maya sur sa tombe ?

Parce que son œuvre entière part des mythes mayas, étudiés à la Sorbonne auprès de Georges Raynaud dans les années 1920. Le monument est le moulage de la stèle 14 de Seibal : c'est le seul monument maya du Père-Lachaise.

Honoré de Balzac

Quel est son livre le plus important ?

« El Señor Presidente », écrit à Paris avant 1933 et publié seulement en 1946 à Mexico : le portrait d'une dictature où la peur tient lieu de gouvernement. Le livre a fondé le genre du roman de dictateur latino-américain.

Marcel Proust

Quand a-t-il reçu le prix Nobel ?

Le 19 octobre 1967, jour de son soixante-huitième anniversaire. Ses distinctions sont énumérées sur la pierre : prix Lénine de la paix en 1966, doctorat honoris causa de Venise et grand prix de la Ville de Paris en 1972.

Guillaume Apollinaire

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