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Portrait de Théodore GÉRICAULT
Arts & création

Théodore GÉRICAULT

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Peintre.

À vingt et un ans, Théodore Géricault exposa au Salon, l'exposition officielle où se faisaient les réputations. Il passa ensuite deux ans à peindre son Radeau de la Méduse : une frégate perdue, cent cinquante hommes à la dérive, un fait divers politique traité au format des grandes scènes d'histoire. Le Salon le médailla et le reçut froidement ; le succès et l'argent, il les trouva à Londres. Mort à trente-deux ans, il repose sous un gisant de bronze, couché la palette à la main.

EmplacementAvenue de la Chapelle, 1ʳᵉ ligne
Division12
Dates1791 – 1824

L'histoire

En 1812, l'Officier de chasseurs de la garde impériale fait entrer au Salon un peintre de vingt-et-un ans. Quatre ans plus tard, il part pour l'Italie, assiste au carnaval de Rome et commence ses études pour la Course des chevaux libres.

De 1818 à 1819, il peint le Radeau de la Méduse. Un fait divers politique — le naufrage d'une frégate, cent cinquante hommes abandonnés — porté au format des grandes scènes d'histoire : c'est une provocation. Le Salon lui décerne une médaille et le reçoit avec hostilité ; on lui retire la commande d'un tableau du Sacré-Cœur pour la donner au jeune Delacroix.

Pour la précision de ses anatomies, il entreposait dans son atelier des morceaux de cadavres, humains et animaux. En avril 1820, il fait traverser la Manche au Radeau, l'expose à Londres puis à Dublin : c'est là, et non en France, qu'il rencontre le succès et l'argent.

En 1822, deux graves chutes de cheval l'immobilisent. Au cours de l'une d'elles, un nœud de gilet lui entre profondément dans le dos ; la blessure ne guérira pas. Il s'installe chez son ami Dedreux-Dorcy et meurt le 26 janvier 1824, à trente-deux ans.

Ses œuvres majeures entrent au Louvre. Et c'est Delacroix qui lance la souscription publique pour son tombeau — le peintre à qui l'on avait donné la commande du Sacré-Cœur retirée à Géricault.

La sépulture

Antoine Etex a couché le peintre en bronze, la palette à la main. Ce bronze en remplace un premier, de marbre blanc, daté de 1840, aujourd'hui au musée de Rouen. Trois bas-reliefs de bronze du même sculpteur transforment la tombe en abrégé de l'œuvre : Le Radeau de la Méduse en façade, l'Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant et le Cuirassier blessé quittant le feu sur les côtés. Delacroix lança la souscription publique qui paya le monument ; la Ville de Paris en entretient la concession à ses frais. La pierre ne porte que « 1791 + 1824, GERICAULT ».

Sur place, ne manquez pas

Faites le tour complet : les trois bronzes ne sont pas du même côté, et deux d'entre eux se dérobent si vous restez devant. Puis revenez à la main du gisant — elle tient encore la palette.

Les questions des visiteurs

Que voit-on sur la tombe de Géricault ?

Un gisant de bronze du peintre, palette en main, et trois bas-reliefs qui reprennent ses tableaux — au premier rang, Le Radeau de la Méduse.

Honoré Daumier

Où se trouve cette tombe ?

En division 12, dans la partie ancienne du cimetière. Cherchez un grand gisant de bronze.

David d'Angers

De quoi Géricault est-il mort ?

D'une chute de cheval : la blessure au dos ne guérit pas. Il mourut en janvier 1824, après une longue agonie, à trente-deux ans.

Dominique Vivant Denon

Pourquoi le Radeau de la Méduse a-t-il fait scandale ?

Parce que Géricault y peignait un fait divers politique — le naufrage d'une frégate, cent cinquante hommes abandonnés sur un radeau — au format réservé aux grandes scènes d'histoire. Exposé en 1819, le tableau fut médaillé et détesté.

Max Ernst

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