
Froment fut l'un des tout premiers photographes français, quand le procédé venait à peine d'être rendu public et qu'on comptait ses praticiens sur les doigts. Polytechnicien, complété par des études de mécanique à Manchester, il inventa des télégraphes et des moteurs à l'instant même où l'électricité sortait du laboratoire. L'Observatoire de Paris lui achetait ses instruments. On a gravé deux mots, et rien de plus.
L'histoire
Mécanicien de précision, Paul-Gustave Froment fut l'un des premiers photographes français : le procédé venait tout juste d'être rendu public, et l'on comptait ses praticiens sur les doigts.
Né à Paris le 3 mars 1815, ancien élève du collège Sainte-Barbe, Paul-Gustave Froment est admis à Polytechnique en 1835 et en sort diplômé en 1837. Il complète sa formation par des études de génie mécanique à Manchester, capitale industrielle du monde d'alors.
Il invente des appareils électromagnétiques — télégraphes, moteurs électriques — au moment précis où l'électricité passe du laboratoire à l'industrie, et devient fournisseur de l'Observatoire de Paris en instruments de précision.
Il meurt en 1865, à cinquante ans. La pierre de la division 1 porte deux mots : « Famille FROMENT. » Ni prénom, ni dates, ni métier — la plus muette de sa division.
La sépulture
Une inscription de deux mots : « Famille FROMENT ». Ni prénom, ni dates, ni métier. Le polytechnicien qui construisait les télégraphes et les moteurs électriques de l'Observatoire de Paris, et qui fut l'un des premiers photographes français, repose sous la pierre la plus muette de sa division. Une tombe de plus du Père-Lachaise à ne pas nommer son mort.
Sur place, ne manquez pas
Deux mots gravés : « Famille FROMENT. » Ni prénom, ni dates, ni métier — pour le fournisseur en moteurs électriques de l'Observatoire de Paris.
Les questions des visiteurs
Où se trouve la tombe de Paul-Gustave Froment ?
En division 1, avenue Principale, quatrième ligne. L'inscription est réduite à deux mots — « Famille FROMENT » — sans prénom, sans dates et sans mention de métier. Il est mort en 1865, à cinquante ans.
François-André BaudinQu'a-t-il inventé ?
Des appareils électromagnétiques : des télégraphes et des moteurs électriques, à l'époque où l'électricité passait du laboratoire à l'industrie. Il était le fournisseur de l'Observatoire de Paris.
Claude ChappeÉtait-il photographe ?
Il fut l'un des premiers photographes français — à une époque où le procédé venait tout juste d'être rendu public. C'était un mécanicien de précision autant qu'un expérimentateur.
NadarOù s'était-il formé ?
Au collège Sainte-Barbe, puis à Polytechnique — admis en 1835, diplômé en 1837 — et enfin à Manchester, en génie mécanique : la capitale industrielle du monde de son temps.
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