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Portrait de Charles AMOUROUX
Politique & histoire

Charles AMOUROUX

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Chapelier, communard et député.

Charles Amouroux, ouvrier chapelier de l'Aude, est élu à la Commune en 1871 et devient secrétaire de son Conseil. Arrêté, évadé, repris, il est envoyé au bagne à perpétuité, en Nouvelle-Calédonie. Gracié en 1880, il rentre, se fait journaliste, puis député. Un médaillon de Jules Dalou le représente, sous quatre lignes qui résument tout : chapelier, communard, conseiller, député.

EmplacementEscalier, 1ʳᵉ ligne
Division76
Dates1843 – 1885

L'histoire

Né à Chalabre, dans l'Aude, Charles Amouroux est ouvrier chapelier et syndicaliste. Condamné sous le Second Empire, il s'exile en Belgique, et rentre à la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, pour rejoindre la Garde nationale.

Élu à la Commune pour le 4ᵉ arrondissement en 1871, il devient secrétaire du Conseil et travaille aux Relations extérieures ; il est envoyé en mission à Lyon, Saint-Étienne, Marseille et Toulouse. Arrêté le 21 mai, il s'évade du ponton où on le retient en rade de Brest, puis est repris.

En juin 1872, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et déporté en Nouvelle-Calédonie. Il y participe en 1878 à la répression de la révolte kanak — épisode que les biographies des communards passent le plus souvent sous silence.

Gracié en mai 1880, il rentre en France et devient journaliste au Mot d'Ordre puis au Radical ; il est élu conseiller municipal de Charonne en 1881, puis conseiller général de la Seine, enfin député d'extrême gauche de la Loire.

La phtisie l'emporte à Paris le 23 mai 1885, quelques semaines après cette élection. Le préfet accorde par arrêté du 27 mai une concession gratuite en division 76 ; trois de ses enfants, morts en bas âge entre 1883 et 1888, l'y rejoindront.

La sépulture

Un médaillon de bronze signé Jules Dalou — le sculpteur du monument des Fédérés, dans la même division. L'inscription tient la carrière entière en quatre lignes : « Amouroux, ouvrier chapelier, membre de la Commune 1871, conseiller municipal de Paris 1875, conseiller général de la Seine 1881, député de la Loire 1885 ». Suivent trois prénoms d'enfants morts entre un et six ans, Alice, Charlotte et Jeanne, puis la veuve Royer, morte en 1906. La concession fut accordée gratuitement par arrêté préfectoral du 27 mai 1885, quatre jours après sa mort.

Sur place, ne manquez pas

Le médaillon de bronze de Dalou, puis les quatre lignes gravées dessous — chapelier, communard, conseiller, député — et les trois prénoms d'enfants.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Charles Amouroux ?

En division 76, à l'escalier, première ligne. C'est la division du Mur des Fédérés, mais sa sépulture n'est pas auprès de lui : elle se trouve sur les hauteurs de la division, un peu à l'écart.

Emmanuel de Grouchy

Quel rôle a-t-il joué dans la Commune ?

Élu du 4ᵉ arrondissement en 1871, il fut secrétaire du Conseil de la Commune et affecté aux Relations extérieures, avec des missions à Lyon, Saint-Étienne, Marseille et Toulouse. Arrêté le 21 mai 1871, il tenta de s'évader d'un ponton à Brest.

Joachim Murat

A-t-il été déporté ?

Oui : condamné en juin 1872 aux travaux forcés à perpétuité, il passa huit ans en Nouvelle-Calédonie, où il participa en 1878 à la répression de la révolte kanak. Il fut gracié en mai 1880 et rentra en France comme journaliste.

Imre Nagy

Qu'est-il gravé sur sa tombe ?

Le résumé de sa vie en quatre lignes et quatre dates : « ouvrier chapelier, membre de la Commune 1871, conseiller municipal de Paris 1875, conseiller général de la Seine 1881, député de la Loire 1885 ».

Richard Wallace

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