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Portrait de Ernest ARCHDEACON
Sciences & médecine

Ernest ARCHDEACON

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Pionnier de l'automobile et de l'aviation, mécène.

Ernest Archdeacon était avocat et n'eut jamais à plaider : la fortune familiale lui laissa le loisir de payer les inventions des autres — les premières automobiles, puis les premiers avions. Il promit cinquante mille francs au premier pilote capable de voler un kilomètre et de revenir à son point de départ ; le prix fut gagné le 13 janvier 1908. Il tenait pourtant les frères Wright, ces Américains qui avaient volé avant tout le monde, pour des bluffeurs.

EmplacementAvenue Thirion, 1ʳᵉ ligne
Division3
Dates1863 – 1950

L'histoire

Né le 28 mars 1863 dans une famille aisée d'origine irlandaise installée en France, Ernest Archdeacon est avocat de formation et n'a jamais eu besoin de plaider : la fortune familiale lui laisse tout loisir de suivre les machines.

L’automobile d’abord. Il finance les essais de Léon Serpollet et de ses voitures à vapeur, et prend place à bord pour le premier Paris-Lyon jamais accompli en automobile, en 1890 — à une époque où la mécanique se prouve en roulant.

L’aviation ensuite. Il fonde en 1898, avec Henry Deutsch de la Meurthe, l’Aéro-Club de France, dont il est vice-président, et dote avec lui un grand prix promis au premier aviateur qui bouclerait un kilomètre en circuit fermé.

Il commande aux frères Voisin des planeurs qu’on remorque sur la Seine, soutient Henry Farman, et voit son prix — cinquante mille francs — remporté le 13 janvier 1908. Il aura payé de sa poche une part des débuts de l’aéronautique française.

Il meurt à Versailles le 3 janvier 1950, à quatre-vingt-six ans, après avoir vu l'avion devenir une industrie. Il repose en division 3, avenue Thirion, première ligne, dans une sépulture qui porte le nom de deux familles.

La sépulture

La sépulture ne se signale pas : elle porte l'inscription « Famille GAILLARD ARCHDEACON », du nom de deux familles alliées, et rien du mécénat qui a fait entrer son occupant dans l'histoire des techniques. Ni hélice, ni roue, ni date de vol : l'homme qui finança les premiers kilomètres en circuit fermé repose sous une pierre de famille ordinaire, avenue Thirion, en division 3.

Sur place, ne manquez pas

Cherchez « Famille GAILLARD ARCHDEACON » : c'est sous ce nom double que repose l'homme qui a payé les premiers vols français. La division 3 est à deux minutes de l'entrée du boulevard de Ménilmontant.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe d'Ernest Archdeacon ?

En division 3, avenue Thirion, première ligne, près de l'entrée principale. Raymond Vanier, pionnier des lignes Latécoère, repose dans la même division : deux hommes de l'air à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre.

Raymond Vanier

Qu'a fait Ernest Archdeacon pour l'automobile ?

Il l'a financée. En 1890, il paie les essais des voitures à vapeur de Léon Serpollet et monte à bord pour le premier Paris-Lyon jamais accompli en automobile, puis multiplie les concours qui obligent les constructeurs à prouver leurs machines sur la route.

Armand Peugeot

Quel rôle Ernest Archdeacon a-t-il joué dans l'aviation ?

Celui du commanditaire. Il commande aux frères Voisin des planeurs remorqués sur la Seine, soutient Henry Farman, et dote avec Deutsch de la Meurthe le prix du premier kilomètre en circuit fermé, remporté le 13 janvier 1908.

Léon et Robert Morane

Que lit-on sur la tombe d'Ernest Archdeacon ?

« Famille GAILLARD ARCHDEACON » : la sépulture est celle de deux familles alliées, et le nom du mécène n'y est pas mis en avant. Rien n'y rappelle l'automobile ni l'aviation qu'il a financées, ni le prix de 1908 qu'il avait doté.

Jules Romains

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