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Portrait de Maria CALLAS
Musique classique

Maria CALLAS

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Cantatrice.

C'est Tullio Serafin qui fit d'elle « la Callas », en la dirigeant dans « La Gioconda » aux arènes de Vérone en 1947. Elle mourut seule à Paris le 16 septembre 1977 ; la crémation, très rapide, rendit toute autopsie impossible. Son urne fut volée, retrouvée, puis ses cendres dispersées en mer Égée.

Division87
Dates1923 – 1977

L'histoire

Maria Anna Cecilia Sophia Kalogeropoulos naît à New York le 2 décembre 1923, dans une famille grecque pauvre qui abrège le nom en Callas. Élève de Maria Trivela puis d'Elvira de Hidalgo, qui devient sa confidente, elle débute à dix-sept ans dans le « Boccace » de Franz von Suppé.

En 1947, Tullio Serafin la dirige dans « La Gioconda » aux arènes de Vérone : c'est lui qui fait d'elle « la Callas ». Elle épouse en 1949 Giovanni Battista Meneghini et chante avec Del Monaco, Di Stefano, Boris Christoff, Georges Prêtre.

Sa carrière est faite d'éclats autant de voix que de caractère. À Rome, elle quitte la scène à la fin du premier acte de « Norma » devant le président de la République italienne ; sa rivalité avec Renata Tebaldi lui vaut d'être écartée de la Scala.

Elle se sépare de Meneghini en 1959 pour Aristote Onassis, dont elle aurait eu, selon son biographe Nicholas Gage, un enfant mort à la naissance — l'épisode reste contesté. En 1968, Onassis épouse Jackie Kennedy. Elle donne des master-classes à New York en 1971 et 1972, puis la voix se dérobe et la solitude s'installe.

Elle meurt seule dans son appartement parisien le 16 septembre 1977, à cinquante-trois ans ; elle n'avait plus chanté sur scène depuis 1965, et la crémation, très rapide, a rendu toute autopsie impossible. Son urne est volée par une admiratrice, retrouvée quelques jours plus tard, et ses cendres sont dispersées en mer Égée.

La sépulture

Ce n'est pas une tombe mais une case de columbarium, la 16 258, et elle est vide. L'urne y fut déposée après la crémation de 1977, volée par une admiratrice, retrouvée quelques jours plus tard, puis les cendres furent dispersées en mer Égée. La plaque a été maintenue à sa place, pour les admirateurs qui continuent de venir : le columbarium garde le nom sans rien garder d'autre. C'est le troisième monument du cimetière dans ce cas, après le cénotaphe du général Andranik et le tombeau vide de Bellini.

Sur place, ne manquez pas

La case 16 258, sa plaque et les fleurs qu'on y dépose — devant une niche qui ne contient rien depuis 1979.

Les questions des visiteurs

Où se trouve la tombe de Maria Callas ?

Au columbarium du Père-Lachaise, en division 87, case 16 258. La case est vide : ses cendres ont été dispersées en mer Égée. La plaque a été maintenue pour les admirateurs, qui continuent d'y déposer des fleurs.

Vincenzo Bellini

Les cendres de Callas sont-elles au Père-Lachaise ?

Non. Après un vol de l'urne par une admiratrice et sa restitution quelques jours plus tard, les cendres ont été dispersées en mer Égée. Ce qui subsiste en division 87 est une plaque devant une case vide.

Le général Andranik

Comment est morte Maria Callas ?

Seule dans son appartement parisien, le 16 septembre 1977, à cinquante-trois ans. Elle n'avait plus chanté sur scène depuis 1965 ; la crémation, très rapide, a empêché toute autopsie.

Marietta Alboni

Qui a fait d'elle « la Callas » ?

Le chef d'orchestre Tullio Serafin, qui la dirigea en 1947 dans « La Gioconda » aux arènes de Vérone : c'est de cette soirée que date le surnom. Elle chanta ensuite avec Del Monaco, Di Stefano, Boris Christoff et Georges Prêtre.

Lucy Arbell

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